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Retraites: pour Bruno Bonnell (LREM), "cette réforme est fraternelle"
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Retraites: pour Bruno Bonnell (LREM), "cette réforme est fraternelle"

RCF,  -  Modifié le 10 janvier 2020
​La France entre dans une nouvelle journée de mobilisation générale contre la réforme des retraites. À cette occasion, RCF donne la parole à un député de la majorité, Bruno Bonnell.
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"Le symbole d'une société où les gens ne sont pas laissés pour compte"

Pour Bruno Bonnell, la réforme des retraites contre laquelle une bonne partie du pays est aujourd’hui opposée n’est pas seulement porteuse de progrès. "Cette réforme des retraites est fraternelle" explique-t-il sur RCF, au micro de Stéphanie Gallet. "Elle met en avant la responsabilité individuelle au service du collectif. C’est différent de la solidarité ou de la charité. Ce qu’on dit, c’est qu’une personne en bonne santé, qui n’a pas subi de pénibilité, qui est en activité, elle accepte de décaler son départ à la retraite de deux ans. D’un côté, elle va contribuer à des cotisations pour les retraités, et de l’autre, elle ne touche pas de retraite puisqu’elle est en activité (sic)" tente-t-il d’expliquer.

Plaidant en faveur de la retraite par répartition, le député LREM précise que "c’est le symbole d’une société où les gens ne sont pas laissés pour compte. Ils auront un minimum, 1.000 euros, 85% du SMIC à l’avenir. Ce n’est probablement pas assez. Mais c’est déjà un effort de la société. Et effectivement, il y aura des gens qui vont travailler plus, pour les autres", insistant sur cette notion de fraternité, et appelant à arrêter les obsessions concernant la technicité de la réforme.
 

"Ce n'est pas chacun pour soi et la France pour tous"

Cheminots, professeurs, avocats, kinésithérapeutes, dockers, personnel médical. Le nombre de professions qui descendent aujourd’hui dans la rue pour protester contre cette réforme est important. Une inquiétude globale qui semble entendue par le député. "Je comprends leur inquiétude mais je leur répète : attention, ce n’est pas chacun pour soi et la France pour tous. Nous devons faire nation. Cet enjeu des retraites est fondamental" estime-t-il.

Envisageant une issue au conflit social, Bruno Bonnell estime que "ce qui va sortir de cette discussion, c’est un arbitrage entre un âge d’équilibre, une durée de travail, et pour des gens qui n’ont pas de critère de pénibilité, un départ à la retraite plus tardif. J’ai 62 ans, je travaillerai probablement jusqu’à 67 ou 68 ans avant de demander ma retraite, et je participerai à l’équilibre". Il rappelle en outre que le gouvernement et la majorité ont fait le choix de présenter une réforme de responsabilité, et non pas des promesses qui ne pourraient pas être tenues. "Ce qu’on nous aurait reproché" ajoute-t-il.
 

"Le gouvernement ne reviendra pas en arrière"

"On nous reproche depuis 18 ou 24 mois d’avoir eu des débats dans tous les sens. Il n’y a pas de pourrissement dans cette histoire. Il y a des gens qui ont décidé de faire la grève, un gouvernement qui a essayé plusieurs fois de tendre la main. Je crois que dans une négociation, il y a aussi une question de rapport de force. Chacun veut montrer son rapport de force. Ce n’est pas parce qu’un syndicat un peu dur décide de rejeter la réforme, que l’on va céder. Non. On a fait tout ce qu’on a dit, tout ce que l’on avait annoncé" lance Bruno Bonnell.

"Il faut dire aux syndicats, on a bien vu ce que vous avez montré. La journée d’aujourd’hui devrait être un point final. Il faut que tout le monde accepte que le gouvernement ne reviendra pas en arrière. C’est un engagement de campagne. Cette réforme à point n’est pas un recul social. Nous allons la faire par conviction" conclut le parlementaire.

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