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Restrictions budgétaires: les universités au pied du mur
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Restrictions budgétaires: les universités au pied du mur

RCF,  -  Modifié le 8 septembre 2017
La rentrée universitaire va bientôt débuter. On attend 40 000 étudiants supplémentaires cette année, dans un contexte de restrictions budgétaires pour l'enseignement supérieur.

Les limites du système APB

La rentrée universitaire est en proie à de nombreuses inquiétudes. "D’une part nous avons une réforme qui se met en place, la réforme du master, avec potentiellement des recours d’étudiants qui n’auraient pas été acceptés dans ces masters. Mais surtout, et c’est le cas chaque année, un certain nombre de jeunes qui se retrouvent encore à la fin du mois d’août sans affectation" explique â€‹Gilles Roussel, président de la Conférences des Présidents d’Universités (CPU), président de l’Université Paris Est Marne La Vallée.

L’université semble séduire aujourd’hui 40 000 étudiants supplémentaires, par rapport à l’année dernière. Une augmentation de la demande à laquelle il faut donc lier les problèmes du système Admission Post-Bac (APB). Ce qui cause, in fine, des soucis d’affectation d’étudiants. "Quand on doit accueillir des étudiants supplémentaires, à moyens constants, on le fait en dégradant un peu les conditions d’accueil dans nos formations" confesse Gilles Roussel.
 

L'inquiétude des universités face aux restrictions budgétaires

Pour l’année 2018, le gouvernement veut encore faire des économies, 331 millions d’euros économisés sur le budget de l’Enseignement supérieur et de la recherche. De quoi créer de nouvelles inquiétudes pour les universités françaises. "Nous sommes très inquiets des annonces budgétaires faites pour 2018. C’est sans compter le nombre d’étudiants supplémentaires qui vont arriver dans les universités, puisque l’on sait que le fameux baby boom des années 2000 va continuer encore sur deux ou trois ans" explique Gilles Roussel.

Le président de la Conférence des Présidents d’Université précise que "chaque année nous avons des universités qui ont des budgets en déséquilibre, pas seulement à cause d’une mauvaise gestion. Derrière, pour arriver à des budgets à l’équilibre, cela implique des choix politiques et parfois la dégradation des conditions d’accueil des étudiants".

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