Rentrée scolaire : dans le Var, les syndicats perplexes sur l'interdiction du téléphone portable au lycée
Le texte a été promulgué le 24 août dernier. L'usage du téléphone portable sera interdit dans les lycées à partir dès cette rentrée. Une mesure qui laisse les syndicats perplexes dans le Var.
Les syndicats varois réunis avant la rentrée des classes ce mardi 1er septembre. Photo TSC'est l'une des nouveautés de la rentrée scolaire 2026 : l'interdiction du téléphone portable au lycée. Le texte a été promulgué le 24 août dernier. Il prévoit que "les modalités d’application de cette interdiction et les exceptions à celle-ci sont déterminées par le règlement intérieur, en cohérence avec le projet d’école ou d’établissement".
Problème pour Geneviève Clerc, professeur d'histoire-géographie et représentante de la FSU 83, ces textes qui fixent les règles ne seront pas à jour pour la rentrée. "Les règlements intérieurs sont votés en juin. Ils doivent faire l'objet de discussion avec le conseil pédagogique. Ce sont des documents importants, qui ont une valeur juridique."
L’interdiction du portable au lycée "va mettre les établissements en difficulté"
Pour Bruno Combette, secrétaire départemental SNES-FSU du Var, de nombreuses exceptions peuvent être appliquées à cette interdiction. "Dans la plupart des lycées du département, les élèves réservent leur repas à la cantine à travers une application. Ils peuvent l'annuler quelques heures avant pour qu'il ne soit pas gâché. Faut-il également permettre ou non aux élèves de se connecter au logiciel Pronote lorsqu'ils sont dans l'établissement ? Ces discussions vont prendre du temps", estime-t-il tout en précisant être favorable à cette mesure.
"Si nous mettons en place une interdiction, il faudra que nous ayons les moyens d'appliquer les sanctions sinon nous n'aurons plus de crédibilité, c'est la base de l'enseignement. Encore une fois, nous avons le sentiment que c'est une mesure précipitée qui va mettre les établissements en difficulté", poursuit Geneviève Clerc. "Comme si le ministère n'avait pas connaissance de la réalité de la vie d'un établissement".
