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Rentrée : les grands défis de l'enseignement catholique en Bretagne

Rentrée : les grands défis de l'enseignement catholique en Bretagne

RCF Sud Bretagne, le 1 septembre 2026 - Modifié le 1 septembre 2026
Le grand invité du matinChristophe Geffard, secrétaire général de l'enseignement catholique en Bretagne

En ce premier jour d'école, 40 % des élèves bretons reprennent le chemin de l’école dans un établissement de l’enseignement catholique. Toujours très attractif dans la région, ce réseau doit néanmoins relever de nombreux défis. À l’occasion de cette rentrée 2026-2027, Christophe Geffard, secrétaire général du Comité académique de l’enseignement catholique (CAEC) en Bretagne, dresse un état des lieux et revient sur les principaux enjeux auxquels l’enseignement catholique breton est confronté.

Christophe Geffard est également directeur diocésain de l'enseignement catholique du Finistère. © RCFChristophe Geffard est également directeur diocésain de l'enseignement catholique du Finistère. © RCF

Quel est votre état d'esprit en cette journée de rentrée des classes ?

La rentrée des classes va se passer normalement : il y a un professeur devant chaque élève, en tout cas, on a œuvré jusqu'au bout pour faire en sorte que cela se passe ainsi. Et puis, on va constater une baisse démographique scolaire liée à la baisse de la natalité.

Par rapport au niveau des effectifs dans l'enseignement catholique, quels sont les grands constats de cette année ?

La baisse en primaire continue d'être observée avec environ 2 500 élèves de moins sur l'ensemble de la Bretagne dans l'enseignement catholique. Cette baisse commence maintenant à s'amorcer au collège et au lycée dans nos établissements. On arrive à un peu plus de 4 000 élèves en moins cette année sur 220 000 à 230 000 élèves au total. 

Est-ce que des secteurs sont en particulier touchés comme les zones rurales ? 

Oui. Autour de de Rennes, on constate plutôt une stabilité des effectifs et l'Ille-et-Vilaine en général. Et une baisse un peu plus accrue dans les Côtes-d'Armor, le Morbihan et le Finistère.

Sur les effectifs des enseignants, a-t-il été difficile de réussir à mettre un enseignant devant chaque classe ?

La préparation de la rentrée est faite pour placer les titulaires avec une particularité cette année : on a accueilli un peu plus d'enseignants stagiaires puisqu'il y a eu plusieurs concours d'enseignants en master et en licence. Une fois que tous ces titulaires et stagiaires sont placés, on regarde les postes vacants. Il faut alors trouver dans notre vivier de suppléants, des enseignants qui acceptent de prendre les postes vacants. Mais notre vivier est de moins en moins important donc j'en profite pour faire un appel à ceux qui se sentent une vocation d'enseigner ou qui souhaitent changer de métier pour pouvoir enseigner : je les invite à prendre contact auprès des différentes DDEC de notre territoire.

Quelles sont les autres difficultés auxquelles vous faites face ? 

Depuis maintenant deux ans, la préparation de la rentrée se passe dans des conditions un petit peu dégradées puisque nous préparons la rentrée en lien étroit avec le rectorat de Rennes, à partir d'un budget qui est voté par le Parlement et le budget a du mal à être voté dans les temps. Automatiquement, tout le processus de préparation de la rentrée est décalé, ce qui peut nous mettre en difficulté.

Quelles sont les grandes orientations du Comité académique de l'enseignement catholique (CAEC) en Bretagne pour cette rentrée ? 

Il existe plusieurs enjeux, d'abord d'ordre politique : on le voit bien, il y a un lien étroit entre l'éducatif et le politique avec les élections qui vont arriver en 2027. Il y a un véritable enjeu pour que la place de l'enseignement catholique, très spécifique dans notre région, puisse être maintenue. 

Le deuxième enjeu est démographique. Nous perdons des élèves en même proportion que l'enseignement public. Donc il faut que l'on anticipe pour ne pas subir et pour continuer à vivre ce que l'on vit dans notre réseau avec un maillage fort. C'est ce qui fait notre richesse avec un engagement des uns et des autres et un projet ancré sur l'Évangile.

Un autre enjeu est celui de la filière bilingue français-breton. Comment se porte-t-elle ?

La filière est dynamique mais avec un nombre d'élèves moins important que dans le public. On essaie de s'adapter à la demande des familles et d'innover. On a réactivé quelques filières notamment à Lannilis dans le Finistère, à Caudan dans le Morbihan, ou encore, au lycée du Likès à Quimper. 

On met aussi en place pour la première fois dans l'enseignement catholique, un parcours "Langue et littérature culture étrangère et régionale" en classe de première au lycée Notre-Dame de Ménimur à Vannes. Donc on continue à insuffler des choses nouvelles pour le développement de la filière bilingue.

La venue du Pape Léon XIV en France s'annonce comme l'un des grands temps forts de ce début d'année. Comment va se vivre cet événement dans les établissements ?

Les choses se sont engagées pendant les vacances scolaires : des établissements se sont mobilisés pour permettre aux jeunes de pouvoir se déplacer le dernier week-end de septembre. Et puis, on sent un certain engouement de ces jeunes pour la visite du Pape pendant ces deux jours à Paris, en particulier le vendredi soir au Stade de France et le samedi après-midi, à la messe à la Concorde.

© RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Le grand invité du matin
© RCF
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