Rencontre avec Thalia et Saïko, les chiens de la brigade cynophile de la police nationale de l’Allier
Pour retrouver des stupéfiants, des billets ou encore des armes, le flair des chiens est un vrai atout pour la police nationale. Dans l’Allier, ce sont deux jeunes malinois, accompagnés de leurs maîtres, qui parcourent le département à la recherche de ces éléments.
Thalia cherche des billets de banque, dirigée par son maître, le Major Michel. ©RCF Allier/Anaïs BinghinottoThalia et Saïko ne sont pas des chiens de compagnie. Ces deux malinois travaillent pour la police nationale de l’Allier, toujours guidés par leurs maîtres-chiens. Les policiers ne choisissent pas leur animal et le Major Michel a donc rencontré Thalia lors de son stage de formation. Durant 12 semaines, jusqu’en décembre 2024, ils ont tissé un lien de confiance afin de travailler ensemble. Le Major Bruno, quant-à-lui, recherchait un autre compagnon, après la retraite de sa chienne et s'est entendu avec Saïko.
Un entraînement basé sur le jeu
"Tout est une question de jeu", affirme le Major Michel. En effet, les malinois sont très joueurs et apprennent à travailler dans ces conditions. Pour repérer une arme, des billets ou des stupéfiants, les chiens mémorisent leur odeur. En exercice ou en entraînement, le chien fouille le terrain à la recherche de celle-ci et son maître-chien le guide. Lorsque le malinois sent quelque chose, il le montre à son maître, d’un air empressé. En récompense, le chien a doit a son coussin de jeu et à des caresses.
Les chiens de la brigade de la police nationale doivent s’entraîner au minimum une fois par semaine. Dans l’Allier, "les chiens sont très sollicités", indique le Major Bruno. "Nous avons souvent des interventions en extérieur et le meilleur entraînement reste la voie publique", assure-t-il. "Cela nous arrive également de faire des entraînements où il n’y a rien à trouver. Lorsque le chien est trop bon, il faut aussi qu'il apprenne la frustration de rentrer bredouille. De cette façon, il redouble de vigilance pour chercher dans les moindres recoins", conclut le Major Bruno.
Un binôme qui tisse un lien unique
Une fois la formation terminée, le chien vient vivre chez son maître. Cette relation, basée sur la confiance, s’entretient chaque jour, entre le domicile et le travail. "Saïko sait faire la part des choses. Quand il arrive à la maison, il sait qu’on ne travaille pas", soutient le Major Bruno.
Les maîtres-chiens ne sont formés qu’avec un seul animal à la fois, mais gardent avec eux leur précédents compagnons à la retraite. "Ce sont des chiens de travail", insiste le Major. "À la fin de leur carrière, ils ne peuvent pas arrêter les entraînements soudainement, sinon ils tournent en rond. J’entraine toujours ma chienne Jeep, car elle a besoin de se défouler. Je lui fais des entraînements adaptés à sa condition physique, car elle a déjà 12 ans !" Pour les chiens de la police, la retraite se prend à partir de l’âge de 8 ans, mais dépend des capacités physiques du chien.
"C’est une autre approche, une autre façon d’être policier, tout simplement", termine le Major Bruno.
Thalia est en grain de chercher des billets de banque. ©RCF Allier/Anaïs Binghinotto
Le Major Michel accompagne Thalia lors de cette recherche. ©RCF Allier/Anaïs Binghinotto
Thalia a trouvé les billets de banque et en fait part à son maître. ©RCF Allier/Anaïs Binghinotto
Saïko vient à son tour de trouver des stupéfiants, son maître, le Major Bruno, le félicite. ©RCF Allier/Anaïs Binghinotto