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Pour faire respecter le confinement, des arrêtés municipaux parfois surprenants
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Pour faire respecter le confinement, des arrêtés municipaux parfois surprenants

RCF,  -  Modifié le 24 juin 2021
Le dossier de la rédaction Pour faire respecter le confinement, des arrêtés municipaux parfois surprenants
Alors que la tendance est au relâchement, les maires tentent d'imposer des mesures pour faire respecter le confinement. Des arrêtés parfois surprenants, et parfois jugés impopulaires.
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"Aujourd'hui c'est l'heure du confinement et l'heure du confinement va durer", a affirmé mardi Édouard Philippe à l'Assemblée nationale. Le président de la République annoncera lundi un prolongement du confinement, au-delà du 15 avril. Une annonce qui intervient alors que les communes tentent un peu partout en France de maintenir le confinement. Parmi les arrêtés municipaux pris un peu partout en France, certains sont jugés très impopulaires...
 

de nouveaux arrêtés municipaux

Certaines communes avaient instauré un couvre-feu quasiment dès le début du confinement. Les communes imposent désormais de nouvelles mesures. À Paris, Anne Hidalgo a décidé de limiter les plages horaires pour les joggers et sportifs : pas de sorties sportives entre 10h et 19h. 

En Bretagne, à Morlaix, la maire Agnès Le Brun a pris des dispositions pour protéger le sommeil des soignants. "Notre ville a un hôpital important, c'est le premier employeur de la ville." Et pour permettre aux professionnels de santé de récupérer, le bricolage et le jardinage sont interdits entre 9h et 15h. 
 

des maires qui imposent le port du masque 

À Sceaux (Hauts-de-Seine), le maire a décidé d’imposer aux habitants le port du masque, s'inspirant des recommandations de l’Académie de Médecine. Voyant "que le confinement était beaucoup moins bien respecté", Philippe Laurent a "cru utile et de [son] devoir de prendre cet arrêté". Une décision attaquée en justice par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) pour atteinte aux libertés fondamentales. À noter que la ville de Nice prévoit elle aussi d'imposer le port du masque.
 

Des mesures parfois étonnantes

D’autres élus ont pris parfois des arrêtés plus surprenants. Ainsi le maire de Biarritz a interdit l’accès aux plages et la pratique du surf. Il a aussi interdit de s’asseoir sur un banc plus de deux minutes sauf pour les personnes fragiles. L’idée était de rappeler aux habitants que flâner n’est pas un motif de sortie. Devant les réactions hostiles et la difficulté à le faire appliquer, il a finalement supprimé cette mesure.

Mais à Béziers, la mairie a carrément décidé de démonter tout les bancs publics de la commune. À Sanary-sur-Mer, dans le Var, le maire avait choisi d’interdire aux habitants de s’éloigner à plus de 10 mètres de leur domicile et restreint les déplacements pour des achats uniques, comme une seule baguette de pain. Devant la pression et les menaces du préfet du Var de saisir un juge, l'élu a annulé ces mesures jugées impopulaires. "Il faut prendre des arrêtés avec discernement, suggère Agnès Le Brun, l'important c'est que l'arrêté soit compréhensible et pédagogique."

 

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