Plus de 200 fidèles à Lourdes pour le traditionnel pèlerinage du diocèse de Blois
C’est l’un des grands rendez-vous chaque année pour le diocèse de Blois, son pèlerinage à Lourdes. 220 pèlerins sont partis, du 17 au 22 juillet sous la présidence de leur évêque Monseigneur Francis Bestion.
Les pèlerins du diocèse de Blois au sanctuaire de Lourdes ©RCF-Florian MativetLe voyage a commencé tôt, vendredi, pour les pèlerins rassemblés dès 7 heures près de la gare de Blois. 5 cars les ont transportés regroupant des jeunes, des hospitaliers et des malades direction le sanctuaire de Lourdes.
Sur place, ils résidaient dans 3 lieux différents, tous relativement proches du sanctuaire. Car s’ils ont vécu les moments forts de ce pèlerinage ensemble, chaque groupe avait aussi ses activités propres.
Une messe internationale “Blésoise”
Outre la messe d’ouverture, samedi matin, symboliquement très forte puisqu’elle lançait officiellement le pèlerinage, d’un avis presque unanime, le temps fort de ces 5 jours a été la messe internationale dimanche 19 juillet. Elle a lieu 2 fois par semaine l’été en la basilique souterraine Saint-Pie X. Mais ce qui l’a rendu unique cette fois, c’est le casting puisqu’elle était présidée par Monseigneur Bestion. “C'était un très très grand moment” glisse Bernard Holt, directeur diocèsain des pèlerinages.
Dans l’assemblée, on distinguait facilement les emblèmes sur les t-shirts des différents diocèses présents. Ceux de Carcassonne, Bordeaux ou encore Westminster en Angleterre. “Une unité émouvante” confie un pèlerin. Entre 15 000 et 20 000 fidèles ont assisté à cette messe.

Une plongée dans les pas de Bernadette Soubirous
Après la messe internationale, dimanche, la journée s’est accompagnée d’une surprise pour une partie des pèlerins, la visite du “Petit Lourdes”. Un musée qui replonge les visiteurs au temps de Bernadette. On la suit grâce à la représentation de Lourdes au 19ème siècle de son enfance jusqu’aux apparitions mariales. Le moulin où elle est née, ses quelques années dans une ancienne prison, ses trajets quotidiens à Lourdes, tout est représenté. Un travail minutieux et titanesque qui a nécessité 25 ans à Georges Simonin, cheminot à l'époque de ce projet. Aujourd’hui ce musée appartient encore à sa famille qui l'entretient et le développe.
La journée s’est clôturée par une visite guidée de la ville à bord du petit train de Lourdes. La découverte de la ciergerie, le château fort, l’ancien commissariat et le lieu de l’ancienne église Saint-Pierre démolie au début du XXème siècle et que Bernadette a connu lors des apparitions. Aujourd’hui il abrite le monument aux morts.
“Exaucer la demande de la vierge Marie à Sainte-Bernadette”
Pour les jeunes, l’un des moments marquant a été le geste de l’eau. Il consiste à se laver les mains, le visage et parfois aussi les cheveux avec l’eau de Lourdes. Un geste lourd de sens, explique Aymeric, 15 ans “on ressent l’histoire qu’il s’est passé ici avec Bernadette et les apparitions, ça fait chaud au coeur”.
Ce geste est aussi un rappel au baptême, appuie Jules, l’un des encadrants, “c’est un symbole fort de renaissance à travers l’eau pour vivre en enfant de dieu”.
Sortir du sanctuaire
Ce pèlerinage a aussi été l’occasion de prendre de la hauteur pour les jeunes pèlerins. Nichés au-dessus de Lourdes, ils ont découvert le Cenacolo. Une communauté fondée par sœur Elvira en Italie en 1983 et qui s’est étendue à travers le monde et en France. Il s’agit de fraternité d’hommes ou de femmes en rupture, parfois marginalisés et souffrant souvent d’addictions. Ici la vie est simple, rythmée par des temps de prières et de travail. Des témoignages qui ont marqué Louise, 16 ans, et l'ont interrogé sur l’utilisation parfois excessive de son téléphone.
Autre lieu découvert par les pèlerins de Blois, à 10 minutes du sanctuaire la Cité Saint Pierre fondée en 1955 par Monseigneur Rodhain. Lieu emblématique du Secours Catholique créé après la Seconde Guerre mondiale et qui peut accueillir jusqu’à 400 pèlerins.


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