Pèlerinage de la Montade à Vassivière : « On se croirait hors du temps »
Comme chaque 2 juillet, plusieurs centaines de pèlerins ont emprunté le chemin de croix entre l'église de Besse et la chapelle Notre-Dame de Vassivière. Un rendez-vous immuable, profondément ancré dans les traditions du Sancy.
Arrivée de la procession sur le site de la chapelle Notre-Dame de Vassivière © RCFTemps fort de début d’été dans le diocèse de Clermont, le pèlerinage de la Montade entre Besse et Notre-Dame de Vassivière s’est déroulé sous un très beau ciel bleu, accompagné de quelques brises passagères. Pour Mathieu, originaire de Besse et participant pour la troisième fois, cette montée est avant tout un héritage. « C'est important, c'est un héritage depuis des années. C'est un moment très calme, très particulier, très spirituel. On se croirait hors du temps ». Pendant les sept kilomètres de procession, chants et prières rythment la marche. « Le temps est coupé. C'est vraiment particulier », confie-t-il. Venue participer pour la première fois, Aurore a elle aussi apprécié cette matinée. « Ce n'était pas difficile du tout, c'était très bien. On a passé une bonne matinée ».
Originaire des environs de Bourg-Lastic, Marc effectuait sa deuxième Montade. Il y retrouve des attaches personnelles, mais aussi une communauté de croyants. « Cela me permet de manifester ma foi et de faire partie d'une communauté sympa ». Et de rappeler également la place singulière de la Vierge de Vassivière dans ces montagnes : « Elle bénit les troupeaux, protège les récoltes et les gens dans des climats rudes ».
L'évêque de Saint-Flour invité de l'édition 2026
Présent pour la première fois à La Montade, l'évêque de Saint-Flour, Mgr Didier Noblot, a témoigné de son « bonheur » de participer à ce pèlerinage. Après les quatorze stations du chemin de croix, les pèlerins se sont retrouvés dans la chapelle pour célébrer l'Eucharistie, « qui réactualise à chaque célébration le mystère du salut ».
Cette année, les méditations du chemin de croix étaient tournées vers le monde agricole. « Nous avons voulu marquer le chemin de croix par une méditation autour du monde rural, des éleveurs et des agriculteurs, qui vivent des souffrances, des difficultés, mais aussi des joies », a expliqué Mgr Noblot. Une manière de rappeler l'attachement de ce pèlerinage aux femmes et aux hommes qui font vivre ces montagnes, tout en portant un message d'espérance pour le renouvellement des générations dans les campagnes.
