Ouverture des vœux Parcoursup en Bretagne : “un ogre pour la jeunesse” ?
Depuis ce lundi 19 janvier, les futurs bacheliers bretons peuvent, comme tous les bacheliers de France, déposer leur dossier et saisir leurs vœux sur la plateforme Parcoursup. Un point clé vers les études supérieures, avec une plateforme centralisatrice, qui accumule le stress des parents et des enfants.
Lancement de la phase de vœux Parcoursup, près d'un million de candidats en France © Yusuf Çelik | PexelsAprès un premier semestre à parler orientation, tout devient concret pour les élèves de Terminale et les candidats externes. Depuis le lundi 19 janvier, ils peuvent désormais s’inscrire et formuler leurs vœux sur Parcoursup. 25 000 formations du supérieur y sont réunies, pour permettre à près d’un million de candidats de se lancer dans des études supérieures.
Comprendre le moteur de recherche
Et la diversité des formations n’est pas restreinte : licence, BUT, classe préparatoire, BTS, institut d’études politiques, ... Les bacheliers professionnels, technologiques et généraux ont un catalogue fourni entre leurs mains, et entre les clics de souris. “C’est plus pratique que les concours, car tout est répertorié sur une seule et même plateforme”, insiste Louanne du Lycée Saint-Martin de Rennes.
Avant les résultats d’admission à partir du 2 juin, les candidats doivent remplir leurs vœux d’ici le 12 mars. Aucun besoin de les hiérarchiser, l’important, c’est de bien remplir son dossier pour être admissible. Chaque candidat a le droit à 10 vœux de formation : licence de droit, BUT génie mécanique ou école nationale vétérinaire par exemple.
Ensuite, 10 sous-vœux sont possibles par vœux de formations. Ils permettent de postuler pour le même diplôme, dans un maximum de 10 établissements en France la proposant. Un supplément de 10 vœux en apprentissage est aussi disponible.
Le stress Parcoursup
Cette nouvelle phase, après la découverte de la plateforme, est aussi une période de pression pour les candidats. Selon le ministre de l'Intérieur, Parcoursup est une procédure stressante pour 84 % des concernés. C’est l’entrée dans le monde des études supérieures, de plus en plus valorisées à mesure que le baccalauréat est devenu une norme nationale. “Ce qui est important, c’est ce qu’il y a après [le bac]” assure un élève de Terminale au Lycée Victor-et-Hélène-Basch de Rennes.
Un stress qu’il ne faut pas accentuer pour Gwendoline Martin Labbé, responsable orientation du Lycée Saint-François-Xavier de Vannes. “Ils n’ont pas besoin qu’on leur mette de la pression là-dessus”. Dans son établissement, les 175 élèves de Terminale sont préparés, progressivement, dès la seconde à Parcoursup : rendez-vous personnalisés, découverte de la plateforme en groupe, suivi régulier…
Parfois, ce sont les parents qu’il faut un peu plus rassurer, nous confie Gwendoline Martin Labbé. “C’est comme si Parcoursup était un ogre pour la jeunesse, alors que pas du tout”. Le plus important reste d’informer pour la responsable orientation. Elle aime aussi insister : “25 000 formations disponibles, s'il n'y en a pas une pour toi… c’est qu’il y a un problème”.


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