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Nouvelle prison d'Angers : l'Etat s'engage à la construire... mais où ?
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Nouvelle prison d'Angers : l'Etat s'engage à la construire... mais où ?

Un article rédigé par Marion Bastit - RCF Anjou,  -  Modifié le 9 septembre 2021

Le ministre de la Justice vient de signer un protocole d'engagement pour construire la nouvelle prison d'Angers, promise par l'Etat depuis plus de dix ans. Mais le projet a grossi, et le terrain prévu, à Trélazé, est devenu trop petit...

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti et le président d'Angers Loire Métropole Christophe Béchu ont signé un protocole d'engagement pour la construction de la nouvelle prison, ce mardi 7 septembre 2021. © RCF Anjou Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti et le président d'Angers Loire Métropole Christophe Béchu ont signé un protocole d'engagement pour la construction de la nouvelle prison, ce mardi 7 septembre 2021. © RCF Anjou

Une nouvelle prison sortira bien de terre dans l’agglomération d’Angers. Le ministre de la Justice l’a confirmé ce mardi 7 septembre 2021, lors de sa visite à Angers. Eric Dupond-Moretti a même signé un protocole d’engagement avec Christophe Béchu, le président d’Angers Loire Métropole.

 

"Une réponse forte de l'Etat"

 

Construite au milieu du XIXe siècle, l’actuelle prison d’Angers, située en centre-ville, est devenue très vétuste. Cela fait plus de dix ans que l’Etat parle d’en construire une nouvelle. C’est l’engagement qu’a pris le garde des Sceaux, ce mardi.

« J’ai eu une demande forte de la part des élus, et nous souhaitions y apporter une réponse forte de l’Etat, martèle Eric Dupond-Moretti. Nous voulons assurer à la fois des conditions de détention plus dignes et un confort et une sécurité accrus pour le personnel pénitentiaire. »

 

Marc Goua se dit confiant

 

Le maire de Trélazé salue cet engagement. Cela fait vingt ans que Marc Goua est prêt à accueillir cette prison dans sa commune, « une décision votée à l’unanimité par le conseil municipal de l’époque, ce qui est plutôt rare », souligne-t-il.

 

« Depuis, je crois qu’on a vu passer cinq gardes des Sceaux, calcule-t-il. A chaque coup, on nous disait que c’était un engagement irrévocable de l’Etat, mais on n’en voyait pas la réalisation. Là c’est un protocole signé, donc je pense que c’est vraiment un engagement irrévocable. »

 

Un changement d'emplacement ?

 

Mais le projet a grossi, passant de 350 à 850 places, et le terrain prévu, près du lieu-dit de La Bodinière, est devenu trop petit. Pour construire la prison, il faudrait empiéter sur des terres agricoles de la commune voisine de Loire-Authion, un sujet délicat.

 

« C’est l’une des raisons pour lesquelles différentes possibilités sont étudiées, pour respecter le monde agricole et les quelques habitations de cette zone-là, confie son maire Jean-Charles Prono. Si on peut éloigner un peu le site des habitations et travailler sur le fait qu’il y ait très peu de nuisances, c’est vraiment notre projet. »

 

750 emplois annoncés

 

Jean-Charles Prono l’assure, les terrains à l’étude sont tous dans le même secteur, entre Trélazé et Loire-Authion. Les deux maires espèrent que cette nouvelle prison permettra d’obtenir une meilleure desserte de l’Est de l’agglomération, en transports en commun mais aussi en voiture.

 

Quant au calendrier, le ministre de la Justice n’a pas donné de date pour le début des travaux. Il doit revenir à Angers avant la fin de l'année pour présenter le projet, quand le lieu d’implantation sera choisi. L’Etat va investir 150 à 200 millions d’euros dans cette nouvelle prison. Elle devrait employer 500 personnes, auxquelles s’ajouteraient 250 emplois indirects.

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