« Nous sommes plus que jamais à l'action » : Julien Bony dresse le bilan de ses 100 premiers jours à la mairie de Clermont-Ferrand
100 jours après son élection à la tête de Clermont-Ferrand, Julien Bony était l'invité de RCF ce mardi matin. Sécurité, canicule, finances publiques ou encore Festival du court métrage : l'élu a défendu les premières mesures de son mandat et fixé le cap pour les années à venir.
Julien Bony a répondu pendant 20 minutes aux questions de Pierre Frasiak ce mardi matin dans la matinale RCF © RCFIl assume. Et ce même si l’équipe de France devait aller bout dans la compétition. La sécurité demeure la priorité affichée de la nouvelle majorité. Julien Bony, maire de Clermont-Ferrand, a confirmé ce mardi matin dans la matinale RCF le maintien du couvre-feu pour les mineurs pendant la Coupe du monde de football, ainsi que l'absence d'écran géant, invoquant à la fois des impératifs de sécurité et de maîtrise des dépenses publiques. « Ce qui compte, c'est que la convivialité et la sécurité soient assurées ». Interrogé sur la polémique des piscines installées dans le quartier de la Gauthière, en pleine période de canicule, le maire réfute toute responsabilité directe de la Ville. « Ces interventions ne sont pas du fait de la mairie », affirme-t-il, expliquant que les opérations ont été engagées à la suite de signalements d'habitants et menées par la police nationale. Il défend néanmoins la nécessité de faire respecter les règles de l'espace public : « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ».
Sur les fortes chaleurs, je découvre un patrimoine immobilier de la ville en très mauvais état
Face aux fortes chaleurs, Julien Bony met en avant les mesures prises dans les EHPAD, les crèches et les écoles, tout en dénonçant un patrimoine municipal « en très mauvais état », notamment des établissements scolaires insuffisamment adaptés aux épisodes de canicule.
Sur la sécurité, le maire confirme le déploiement progressif de son bouclier sécurité, avec le recrutement d'une vingtaine de policiers municipaux par an et l'armement des agents volontaires après formation. Selon lui, il s'agit d'un « rattrapage » après plusieurs décennies de sous-investissement. Concernant son premier adjoint Gérald Sertelet, visé par des accusations après des révélations du journal La Montagne, Julien Bony refuse d'envisager une démission à ce stade. « J'attends que la lumière soit faite », déclare-t-il, rappelant qu'aucune condamnation pénale n'a été prononcée.
Le festival du court-métrage est incontournable pour Clermont
Le maire est également revenu sur le rapport de la Chambre régionale des comptes concernant l'association de candidature de Clermont à la Capitale européenne de la culture. Il confirme avoir saisi le procureur de la République au titre de l'article 40. « L'argent public, ce n'est pas une cagnotte personnelle, c'est l'argent de tout le monde », affirme-t-il, n'excluant pas de porter plainte une fois les investigations avancées.
Enfin, après le retrait de Canal+ du Festival international du court métrage, Julien Bony appelle à une mobilisation collective pour trouver de nouveaux partenaires et préserver un événement qu'il juge « incontournable » pour le rayonnement de Clermont-Ferrand.


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