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Nice - Orly: les syndicats toujours contre la suppression de la navette Air France
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Nice - Orly: les syndicats toujours contre la suppression de la navette Air France

Un article rédigé par Stèvelan Chaizy-Gostovitch - RCF Nice Côte d'Azur, le 11 mars 2024  -  Modifié le 11 mars 2024

Les syndicats s'inquiètent de l'avenir de la liaison entre l'aéroport de Nice et celui d'Orly. Le remplacement d'Air France par Transavia fait craindre une disparition pure et simple de la ligne à terme. Le nombre de vols vers Paris sera automatiquement réduit si le scénario du pire se produit. 

Un avion d'Air France sur le tarmac de l'aéroport de Nice - RCF Un avion d'Air France sur le tarmac de l'aéroport de Nice - RCF

C'est une lutte contre "la disparition de cette navette à terme". Les syndicats de pilotes, de personnel de bord et de personnel au sol d'Air France sont en réunion avec le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti ce lundi 11 mars à l'aéroport de Nice. Le passage à Transavia, filiale low-cost d'Air France, n'est pas de leur goût. 

 

On va perdre nos clients 

 

Le moral est en berne car Air France est la seule option qui n'est pas low-cost pour se rendre à Orly depuis Nice. C'est donc "une qualité de service qui disparaît" pour les syndicats. Christine Germain est sûre que "les passagers n'iront pas à Charles-de-Gaulle pour dire je prends Air France, on va les perdre" constate, amère, la syndicaliste de la CFE CGC. Car les créneaux parisiens que récupèrent Transavia, ne sont pas forcément affiliés à tout prix à Nice: la stratégie soupçonnée ? "reprendre les créneaux pour se rendre dans d'autres destinations européennes depuis Orly et abandonner Nice" qui se retrouverait uniquement entre les mains d'Easy Jet. 

 

Le mauvais exemple de Toulon-Hyères fait craindre le pire

 

C'est ce qui est arrivé à l'aéroport de Toulon-Hyères explique Béatrice Médina de l'UNPNC. Là-bas, Transavia a réduit l'offre à peau de chagrin. "On avait avant trois à cinq vols par jour, il n'en reste plus qu'un et le jeudi il n'y en a plus". Stratégie déjà réalisée à Pau et Perpignan. 

 

Le député de Nice, Eric Ciotti, ne veut pas de ce scénario catastrophe. Pour l'endiguer avant qu'il ne soit trop tard, il promet d'envoyer un énième courrier. "On risque d'avoir à terme un effondrement de l'offre" dit le député LR qui va "saisir à nouveau" le Premier ministre car "on ne peut pas fragiliser l'économie" alors que la question du TGV pour rejoindre la capitale depuis Nice en moins de 5h reste une chimère. 

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