Municipales au Havre : Jean-Paul Lecoq est battu mais reste confiant pour l'avenir
Au Havre, Jean-Paul Lecoq est arrivé en 2e position derrière Edouard Philippe avec 41,17% des voix. Malgré la déception, le candidat de l'Union de la Gauche voit dans ce résultat une promesse d’avenir.
Edouard Philippe a été réélu le dimanche 22 mars 2026 pour un 3e mandat à la mairie du Havre. © Guillaume LemoineEn Seine-Maritime, 24 communes étaient concernées par ce second tour des élections municipales, dimanche dernier. Dans le département, le taux de participation était de 53,73% contre 39,89% au second tour des élections municipales de 2020.
Parmi les résultats les plus surveillés, celui d’Edouard Philippe dans la ville du Havre. Un résultat d'autant plus attendu que la future candidature à l'élection présidentielle 2027 de l'ancien Premier ministre aurait pu être compromise en cas de défaite dans son fief de la cité océane.
Au premier tour, Edouard Philippe était arrivé largement en tête avec 43,76% des suffrages devant son principal rival, le communiste Jean-Paul Lecoq, crédité de 33,25% de voix.
Au second tour, le maire sortant Horizons a nettement été réélu pour un troisième mandat avec 47,71% des suffrages. Jean-Paul Lecoq et sa liste d'Union de la Gauche ont encore terminé en 2e position avec cette fois 41,17% des voix. En 3e et dernière position, on retrouve le candidat du Rassemblement national, Franck Keller, avec 11,12% des suffrages.
Malgré la déception, Jean-Paul Lecoq veut voir dans son résultat une promesse d’avenir pour les futures élections et pour les sept prochaines années au sein du conseil municipal.
C'est en tout cas ce qu'il a confié dimanche soir à Guillaume Lemoine et aux auditeurs et lecteurs de RCF Normandie.
Un candidat battu mais confiant
Guillaume Lemoine : Quel est le premier message que vous voulez adresser ce soir aux électeurs Havre ?
Jean-Paul Lecoq : Merci, merci de nous avoir donné votre confiance par votre vote. Et merci de nous avoir mis à ce niveau-là. Edouard Philippe est élu avec moins de 50% des voix, donc ça veut dire qu'une très large majorité de Havraises et de Havrais ne peuvent plus lui faire confiance.
Donc nous, ça nous donne plein d'espoir parce qu'on se dit qu'il faut qu'on travaille encore plus la prochaine fois. Il faut qu'on soit encore plus dans les quartiers populaires et qu'on explique encore plus que voter, ça peut servir à changer la vie. Et je pense qu'on pourra, au moment venu, gagner.
GL : Combien d'élus allez-vous avoir au conseil municipal, sur les 59 sièges au total ?
J-PL : D'après nos calculs, on aura 12 élus. Je pense que M. Keller en aura trois et donc Edouard Philippe aura la différence (ndlr : 44 élus). Il en perd trois par rapport à 2020.
Je crois qu'on nous crédite exactement du même pourcentage qu'il y a six ans. Donc ça nous donnera le même nombre d'élus, qui représenteront toutes les forces qui étaient rassemblées sur notre liste et aussi des citoyens qui n'étaient dans aucun parti politique. Et donc, toute la diversité et l'originalité de notre liste avec ses forces, avec sa jeunesse, avec des gens expérimentés... Tout ce monde-là se retrouvera au Conseil municipal et on a fermement l'intention de faire progresser les idées qu'on a défendues et qu'on a construites avec les Havraises et les Havrais.
Une très large majorité de Havraises et de Havrais ne peuvent plus lui faire confiance
Dans son programme, Edouard Philippe commence à venir vers nous, il commence à mettre en priorité les questions de santé. Fut un temps, la droite, c'était les questions économiques en priorité. Là, ils ont les questions de santé.
Edouard Philippe commence à parler du transport gratuit pour les moins de six ans. C'est un début. Nous, ça aurait été pour les moins de 25 ans. Mais ça veut dire que ces idées-là, Edouard Philippe ne pourra pas faire autrement que de les mettre en application, parce qu'il mesure que c'est une attente des Havraises et des Havrais.


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