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Municipales 2026 : Philippe Dessertine mise sur la sécurité à Bordeaux

Municipales 2026 : Philippe Dessertine mise sur la sécurité à Bordeaux

Un article rédigé par Simon Reveau - RCF Bordeaux, le 5 février 2026 - Modifié le 26 février 2026

Lors d’une conférence de presse tenue mardi 3 février, Philippe Dessertine, candidat sans étiquette de centre droit, a clairement affiché ses ambitions en matière de sécurité à Bordeaux. Il souhaite en faire une priorité absolue de son mandat. L’économiste, habitué des plateaux de télévision, s’est engagé à revoir le budget à la hausse et à renforcer massivement la police municipale. Il n’en oublie pas pour autant la question de la mobilité.

Philippe Dessertine a tenue une conférence de presse, mardi 3 février.Philippe Dessertine a tenue une conférence de presse, mardi 3 février.

« La sécurité est la première attente des habitants, elle sera la priorité de ce mandat », peut-on lire dans son programme. Philippe Dessertine entend répondre à une demande de plus en plus récurrente des Bordelais : la diminution de l’insécurité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le risque d’être victime d’un crime ou d’un délit serait supérieur de 60 % à Bordeaux par rapport aux villes de taille comparable. Mardi 3 février, le candidat a ainsi dénoncé auprès de la presse « les moyens dramatiquement insuffisants de la ville » dans la lutte contre l’insécurité.

Un budget multiplié par 5


Pour augmenter les moyens, il faut nécessairement augmenter le budget. Philippe Dessertine ne fait pas dans la demi-mesure : il s’est engagé à multiplier par cinq le budget consacré à la sécurité, qui passerait de 16 millions d’euros aujourd’hui à 80 millions. L’objectif principal est clair : renforcer massivement la police municipale. Âgé de 62 ans, le candidat souhaite augmenter rapidement les effectifs afin d’accroître la présence sur le terrain, de jour comme de nuit. Il veut également développer la coopération entre les forces de police et mettre en place des unités dédiées aux zones les plus sensibles.

« Ce programme part d’un constat simple : quand la mairie est laxiste, l’insécurité explose », tacle Philippe Dessertine, en référence au mandat de son adversaire écologiste, Pierre Hurmic. La police municipale bordelaise étant déjà partiellement armée, l’économiste affirme ne pas vouloir revenir sur ce point, privilégiant une stratégie de « police de proximité ».

Comme répété à plusieurs reprises lors de la conférence de presse, le candidat entend appliquer une politique de tolérance zéro envers toute forme d’incivilités et de délits. Il souhaite instaurer un conseil de sécurité, avec des rendez-vous périodiques organisés par quartier. Philippe Dessertine affiche clairement son ambition de devenir maire et de soutenir pleinement sa police municipale. « Leur maire sera derrière la police municipale en permanence, parce que leur mission est délicate et compliquée », promet-il. Son objectif est de « faire de Bordeaux une ville où l’on peut sortir et profiter de la nuit sans peur », rappelant que, selon lui, « la sécurité est la première responsabilité d’un maire ».

« Après le bouchon automobile, on a inventé le bouchon de tramways »


Bordeaux est tristement connue pour ses embouteillages. En 2025, la ville s’est classée deuxième ville la plus embouteillée de France, juste derrière Lyon, avec une perte moyenne de 99 heures par an dans les bouchons pour un automobiliste bordelais. Philippe Dessertine se montre toutefois catégorique : « l’état des finances publiques de la métropole et de la ville ne permet aucun grand projet structurant ». Pour lutter contre ces embouteillages à répétition, il souhaite soumettre aux habitants un vote sur les solutions envisagées. Il affirme également vouloir développer une « ville intelligente au service de la circulation », notamment grâce à l’intelligence artificielle. Selon lui, Bordeaux doit se réconcilier avec l’automobile.

Le candidat déplore également un réseau de transports publics sur lequel « on ne peut pas compter ». Mardi 3 février, il a pointé du doigt les nouvelles lignes de tramway E et F et les perturbations qu’elles provoquent notamment à la porte de Bourgogne. 
« Après le bouchon automobile, on a inventé le bouchon de tramways », a-t-il ironisé. Si les financements le permettent, Philippe Dessertine souhaite lancer la liaison nord entre les lignes B et C (Chartrons – Parc des Expositions). Il affirme par ailleurs vouloir faire de la protection des piétons et des cyclistes une priorité afin de favoriser leur développement.

Un programme dense et de nombreuses mesures, mais Philippe Dessertine n’en démord pas : il se dit convaincu d’être le futur maire de Bordeaux.

 

Autres candidats en lice pour les municipales à Bordeaux : 

 

  • Pierre Hurmic (Les Ecologistes, PS, PC, Generation.s)
  • Mickaël Baubonne (Bordeaux Nouvelle Voie)
  • Petra Bernus (Révolution Permanente)
  • Virginie Bonthoux Tournay (Reconquête!)
  • Thomas Cazenave (Renaissance, Parti Radical, Modem, Horizons, UDI)
  • Myriam Eckert (Indépendante)
  • Estéban Nadal (Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaires)
  • Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste l'Anticapitaliste)
  • Fanny Quandalle (Lutte Ouvrière)
  • Nordine Raymond (LFI)
  • Julie Rechagneux (RN)
  • Medhi Saboulard (Union Alternative et Union Socialiste)
  • Yves Simone (Indépendant) 
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