Municipales 2026 : les maires sont-ils élus pour 6 ou 7 ans ?
Pendant la campagne des élections municipales 2026, dans les tracts ou les interviews des candidats, vous avez peut-être lu que les futurs maires s'engageaient pour les 6, ou bien pour les 7 ans à venir. Qui a raison ? RCF vous explique tout.
Echarpe tricolore de maire © Claude Humbert, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia CommonsSelon le Code électoral, le mandat d’un conseiller municipal dure en principe six ans. Avec un scrutin organisé en 2026, les prochaines élections municipales sont donc normalement programmées pour 2032.
Mais en 2032, le calendrier électoral est déjà chargé car ce sera aussi une année d’élection présidentielle, élection majeure en France sous la Ve république. Comment faire ?
Deux solutions existent. La première, déjà éprouvée par le passé, consiste à décaler à l'année suivante le scrutin municipal. Le mandat des conseillers municipaux et des maires est ainsi prolongé de 12 mois supplémentaires. Cette logique a par exemple amené à repousser les élections municipales initialement prévues en 2007 - année d'élection présidentielle - à 2008. Le mandat des personnes élues en 2001 avait donc finalement duré 7 ans.
Des municipales en 2032... décalées de quelques mois ?
Mais l'échéance de 2032 pose un autre problème électoral : en septembre 2032 auront lieu les élections sénatoriales, où la moitié des sièges de la Chambre haute sera à renouveler. Or les sénatoriales sont une élection au suffrage indirect : le collège électoral est composé en grande partie des conseillers municipaux. Il sera donc nécessaire que ces conseillers municipaux soient désignés avant le mois de septembre. Les élections municipales pourraient donc être organisées en juin, après la présidentielle d'avril et avant les sénatoriales de septembre. C'est précisément ce scénario qui avait été retenu en 1995.
Il est donc vraisemblable que le mandat des maires élus cette année soit prolongé de seulement quelques mois et pas d'une année entière en raison des sénatoriales de 2032. Mais cette hypothèse dépend également de facteurs externes. Par exemple, un mandat présidentiel écourté, pour cause de décès du Président ou de démission, rendrait de fait ce calendrier électoral prévisionnel caduque et aurait pour conséquence un mandat municipal de six ans, comme le prévoit le Code électoral.
