Municipales 2026 : les enjeux et forces en présence dans ces communes du Morbihan
Dans le Morbihan, 425 listes ont été déposées en préfecture, avec au total, 9 602 candidats.tes dans les 249 communes du département. Les électeurs de 119 communes morbihannaises n'auront qu'une liste candidate pour ce premier tour. La Grée-Saint-Laurent, dans l'arrondissement de Pontivy, ne verra pas de scrutin organisé puisqu'aucune liste n'y a été déposée.
L'Hôtel de ville de Vannes © Alix BertelootVannes
Dans la ville-préfecture du Morbihan qui compte 56 000 habitants, le maire sortant David Robo, brigue un nouveau mandat. Il fait figure de grand favori dans cette ville historiquement ancrée à droite. David Robo, élu dès le premier tour en 2014 et 2020, se représente avec une liste de centre droit, en grande partie renouvelée ; alliée aux Républicains et au Modem. Face à lui quatre listes : deux à droite, deux à gauche.
À droite, un nouveau venu : Charles de Williencourt. Il plaide pour une union de la droite au sens large, "des déçus du macronisme à une partie du Rassemblement national".
Mais le RN est sur les rangs et présente à Vannes, le plus jeune candidat du Morbihan, Valentin Legros, 21 ans, allié à Identité Libertés.
À gauche, le socialiste Audrey Essola, actuel chef de file de l’opposition au conseil municipal, conduit une liste citoyenne d'union de la gauche. À ses côtés : les écologistes, les socialistes et Place publique mais pas LFI.
Les Insoumis sont engagés sur la liste d'extrême-gauche d'Adèle Vautier.
Des candidats qui remettent en cause directement le bilan du maire sortant et font campagne sur des enjeux comme la sécurité, le logement, la mobilité. Reste à savoir si cela sera suffisant pour empêcher David Robo de faire un 3ème mandat et si Vannes aura ou pas un second tour.
Lorient
La ville aux six ports devient la ville aux six listes pour ces élections municipales. Avec un enjeu dans cet ancien bastion socialiste : le retour ou non de la gauche à la mairie, parce que c’était historique, en 2020, le divers-droite Fabrice Loher l’a emporté à moins de 400 voix face à deux candidats de gauche, dont l’écologiste Damien Girard.
Celui qui est aujourd’hui député de la circonscription, plébiscité à plus de 42% aux législatives dans la commune, retente sa chance. Il est concurrencé par la socialiste et vice-présidente du conseil régional, Gäelle Le Stradic, par l’Insoumis Vincent Le Tertre et par la militante Lutte Ouvrière, Blandine Pierron.
Le Rassemblement National, porté par Théo Thomas, tente aussi sa chance dans une ville où le parti d’extrême droite a recueilli 25 % des suffrages exprimés aux dernières législatives.
Le scrutin s’annonce donc comme un probable duel entre Fabrice Loher et Damien Girard. La balance se fera sans doute sur le report des voix à droite comme à gauche.
Pontivy
Dans le centre Bretagne, une certitude : Pontivy aura bientôt un ou une nouveau maire. Après deux mandats, la centriste Christine le Strat ne se représente pas. La course à sa succession est totalement ouverte dans cette commune d’environ 15 000 habitants.
Pour succéder à Christine le Strat, des visages connus : toutes et tous siègent ou ont déjà siégé au conseil municipal de Pontivy.
Michel Jarnigon, actuel premier adjoint, joue la carte de la continuité avec une liste divers droite.
Face à lui, la Républicaine Soizic Perrault. Pas d’étiquette officielle pour la vice-présidente du Conseil départemental, candidate aux municipales de 2020, mais une liste ancrée à droite.
Une droite donc divisée, tout comme la gauche. Deux élus d’opposition se lancent dans la bataille. Si Jean-Jacques Merceur porte une coalition allant du centre gauche, à LFI en passant par l’UDB et le PCF, Marie-Christine Le Mouël, se présente, elle, avec le soutien du PS et de Place publique.
Deux listes donc à droite, deux à gauche mais pas de candidature RN.
Pour rappel, Pontivy bascule, lors des élections municipales, entre le centre et la gauche socialiste et cela depuis 1971.




