Municipales 2026 : les enjeux et forces en présence dans ces communes du Finistère
475 listes se présentent dans les 277 communes que compte le département du Finistère. 131 communes ne comptent qu’une liste ; 108 en comptent deux ; 27 en comptent trois. L’île Molène n’a aucun candidat et n’organisera donc pas d’élections.
À Brest, dix listes ont été enregistrées. (Crédit photo: Julie Rolland)Quimper
La ville-préfecture du Finistère, 64 000 habitants, oscille ces dernières années entre la droite, centre droit (UMP, puis Agir) et le parti socialiste. Isabelle Assih, maire sortante affiliée au PS se représente après un premier mandat. Face à elle, trois listes. Plus à gauche, Marie Lauwers candidate encartée à LFI mais qui présente une liste "collective" et pas seulement insoumise.
Unique représentant de la droite et du centre Guillaume Menguy , conseiller municipal depuis 2002, opposant principal d’Isabelle Assih. Il a rallié derrière lui LR, Horizons, Renaissance, le Parti radical et le Modem.
À l’extrême droite , Christel Hénaff, tête de liste affiliée au Rassemblement National, a fait de l’insécurité et l’immigration deux piliers de sa campagne.
La sécurité justement, est au cœur des débats avec cette question : armer ou non la police municipale. Marie Lauwers est la seule à s’y opposer. Elle prône davantage de présence humaine sur le terrain.
Autre dossier d’actualité : la gestion des inondations. La maire sortante Isabelle Assih mise notamment sur une digue amovible au niveau de la Providence et des études pour découvrir la dalle du Steïr, entièrement ou partiellement. Guillaume Menguy, estime qu'il faut aussi construire des barrages écrêteurs en amont sur l'Odet. Christel Hénaff mise sur un meilleur entretien des rivières et Marie Lauwers sur le replantage de haies et de talus.

Brest
Plus à l'Ouest encore, direction la pointe finistérienne. Brest, 142 000 habitants, première agglomération de l’Ouest breton, deuxième port militaire français après Toulon, qui a vu, à la surprise générale, le maire sortant François Cuillandre, 70 ans, affilié au Parti Socialiste, se représenter pour un cinquième mandat. Des débats multiples structurent les municipales dans la cité du Ponant : et notamment la mise en place d’une police municipale, Brest étant une des rares grandes villes de France à ne pas en disposer. Alors pour ce scrutin, quelles listes s’opposent à celle du maire sortant « La Gauche unie pour Brest » liste socialiste-écologiste?
On commence par celui qui s’illustrerait comme son principal rival : Stéphane Roudaut, candidat de la droite modérée et du centre. Il est l’actuel maire de Gouesnou, commune de l’agglomération brestoise. Les deux listes s’opposent ces derniers jours par communiqués interposés. D'un côté, on pointe du doigt l'endettement de la ville de Gouesnou, de l'autre la gestion du manoir de Kerbriant, propriété de la Ville depuis les années 60, qui accueille des réunions de travail de la municipalité et sert également à héberger des personnalités.
Huit autres listes sont candidates à Brest, avec une gauche en ordre dispersé. On compte la liste dissidente de Réza Salami, élu sortant et actuel adjoint au maire en charge de la culture. La liste citoyenne de Sébastien Muscat, ingénieur chez Thalès, de Génération.s. Cécile Beaudouin, seule femme candidate, est affiliée à La France Insoumise. Elle est collaboratrice parlementaire du député insoumis Pierre-Yves Cadalen. Cécile Beaudouin espère je cite « au moins 15 % des voix ».
Se présentent également à gauche, Mathieu Le Tallec du Parti des Travailleurs, et Rémy Collard de Lutte ouvrière.
À droite, se trouve Franck Besombes, conseiller municipal depuis 2020. À l’extrême-droite, l’ancien maire de Plouzané, Yves Pagès, mène une liste sous les couleurs du Rassemblement National. Et puis une particularité, avec la liste de Nazim Yenier, « La vague citoyenne », qui avait été classée initialement à l’extrême-droite par la préfecture, notamment en raison de la présence d’Emmanuelle Nouyou, de Reconquête. Ce professeur de danse a fustigé ce classement, et revendique une liste « apolitique ». Après une nouvelle étude du dossier, la liste a ensuite été reclassée en « divers » par la préfecture.




