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Municipales 2026 : la bataille des urnes se joue aussi dans les petits villages

Municipales 2026 : la bataille des urnes se joue aussi dans les petits villages

Un article rédigé par Mélanie NIEMIEC - RCF, le 17 février 2026 - Modifié le 17 février 2026
L'Invité de la Matinale« Un maire rural, c’est 24 heures sur 24, intempéries comprises », souligne le président des maires ruraux

Dans un mois, le premier tour des élections municipales se tiendra partout en France. Sur RCF et Radio Notre-Dame, nous avons choisi d'ancrer cette campagne autour de deux piliers : l’engagement et la proximité. Jean-Paul Carteret est le président des maires ruraux de France. Lui-même maire de Lavoncourt en Haute-Saône, il lance un appel à l’engagement en politique.

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Dans les petites communes, le maire joue un rôle fondamental, non seulement en tant que représentant de l'État, mais aussi comme premier contact pour les citoyens. Dans bien des situations, comme la gestion des intempéries, les conflits de voisinage, ou la sécurité de la commune, les maires sont en première ligne.  

La Dotation Globale de Fonctionnement

Au quotidien, le fonctionnement d’une mairie engage de nombreuses dépenses. L’Etat verse aux collectivités locales une dotation financière appelée Dotation Globale de Fonctionnement (DGF). Pour Jean-Paul Carteret, cette dotation revêt une forme "d’injustice" pour les communes rurales. A Lavoncourt, village de 300 habitants, l’Etat verse 58€ par personne, ce qui équivaut à 17 400€. "Difficile de faire face aux villes ayant plus de 15 000 habitants qui perçoivent 200€ par personne", déplore Jean-Paul Carteret. L’Etat, par souci de "proportionnalité", aide davantage "les grandes agglomérations plutôt que les communes rurales". Le maire de Lavoncourt souhaite "qu’on tienne davantage compte des petites communes, au même titre que des grandes", précisément parce qu’elles "font énormément d’efforts pour leurs voisines". Il prend l’exemple des établissements scolaires : "quand une commune accueille l’école pour une quinzaine de villages, c’est elle qui doit tout assumer". Cela inclut la sécurité, les aménagements, les parkings. "La commune paie pour tout le monde, sans qu’il y ait la moindre reconnaissance de cet effort", affirme-t-il.

La DGF devrait, à mon sens, être beaucoup plus équitable et ne pas reposer uniquement sur le nombre d’habitants. 

Crise de l’engagement généralisée

La crise de l'engagement est un enjeu majeur, touchant à la fois les jeunes, dont la participation électorale est en baisse, et les institutions comme les conseils municipaux. Ce phénomène ne concerne pas uniquement la politique. Le maire de Lavoncourt évoque "le cri d’alarme" lancé par les sapeurs-pompiers, qui ont eux aussi de grandes difficultés à recruter. Jean-Paul Carteret, après avoir été maire pendant 31 ans, a décidé de ne pas briguer de nouveau mandat. Il se dit "prêt à passer le flambeau" et appelle "les jeunes et les moins jeunes" à s'engager dans la vie politique locale. Cela permettra de "préserver les valeurs de proximité et de solidarité", cruciales dans les territoires ruraux.

Il faut aimer les gens et ne pas candidater pour satisfaire ses propres désirs. 

La volonté de maintenir une relation étroite avec la population est essentielle aux yeux des citoyens, qui apprécient la disponibilité et l'engagement de leur maire.

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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