Municipales 2026 à Strasbourg : Une candidature suspendue par la préfecture
Jean-Thierry Gangloff voit sa candidature refusée par la préfecture du Bas-Rhin. La tête de liste pour "Vision Collective 67" est accusée de ne pas avoir déposé l'ensemble des pièces requises. Le rejet de la liste a été confirmé ce vendredi 6 mars par le tribunal administratif de Strasbourg.
DR : Vision Collective 67Jean-Thierry Gangloff, 74 ans, tête de liste de Vision Collective 67, ne fait officiellement plus partie des aspirants à la mairie strasbourgeoise. Alors que sa candidature figurait parmi les listes surprises, déposées le 26 février 2026 (date définitive pour le dépôt des listes à la préfecture) ; elle a finalement été refusée. Quand nous l’avions reçu, l’ancien kinésithérapeute reconverti dans le secteur de la location automobile, nous avait indiqué être en procédure de “recours” contre la préfecture, auprès du tribunal administratif de Strasbourg.
Un refus de la préfecture
La préfecture du Bas-Rhin reprochait à la liste de ne pas avoir fourni l'ensemble des pièces demandées dans le temps imparti. Les dépôts de listes étaient possibles jusqu'au 26 février 2026, 18h. Les conclusions du tribunal administratif indiquent que des représentants de Vision Collective 67, sont arrivés en préfecture le jour même, dix minutes avant la clôture, mais sans tous les éléments. Des documents "étaient partiellement manquants pour 51 des 65 candidats de la liste menée par M. Gangloff", précise la décision de justice. Une situation qui a retardé le dépôt de la liste et fait dépasser l'horaire limite légal.
Au lieu d'immédiatement rejeter cette liste, la préfecture lui a dans un premier temps, délivrée un récépissé provisoire. Celui-ci permettait à Jean-Thierry Gangloff et ses colistiers, de présenter les éléments absents de leur dossier au plus tard le 2 mars 2026. Un délai qui n'aurait pas dû être accordé selon le tribunal administratif. "Le préfet était tenu de rejeter une déclaration qui s’avérait incomplète dès l’expiration du délai prévu", signale ses conclusions. Contactée, la préfecture n’a pas souhaité réagir.
"On n'a pas dit notre dernier mot"
"C'est une liste qui dérange", confie l'ancien candidat, persuadé de faire face à "une machination délibérée". Vision collective 67, espérait, jusqu'en fin d'après-midi ce 6 mars, pouvoir faire annuler la décision du tribunal. Les membres de la liste, tous issus de la société civile, souhaitaient faire valoir leurs droits auprès d'une institution supérieure : "On n'a pas dit notre dernier mot, lâchait alors Jean-Thierry Gangloff, joint par téléphone. On fait un recours en Conseil d'Etat."
Cependant, la notification de jugement rendue par le tribunal administratif de Strasbourg et que RCF a pu consulter, contrevient à ces plans. "La légalité de la décision préfectorale ne pourrait être à nouveau discutée qu’à l’occasion d’un recours contre l’élection formé devant le tribunal administratif", stipule le document. Une possibilité que la formation, qui conteste le jugement, envisage.
Un retour de Vision Collective 67 aux législatives ?
La liste Vision Collective 67 n'apparaît déjà plus sur le site de la préfecture. Pas de quoi freiner les ambitions de Jean-Thierry Gangloff qui assure vouloir poursuivre son engagement politique, avec en ligne de mire, les élections législatives. "On représentera notre liste et on fera de nouveau parler de nous", a t-il confié. Ce rebondissement, porte ainsi à douze le nombre de prétendants à la mairie de Strasbourg.


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