Motu proprio: le pape François resserre la vis sur les messes en latin

Pauline de Torsiac - RCF, le 21/07/2021 à 07:09
 -  Modifié le 28/02/2023 à 13:56
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Messe en latin : le tour de vis du pape François

Vives réactions autour du motu proprio "Traditionis Custodes" publié vendredi dernier par le pape François. Ce décret qui vient encadrer très strictement l'usage de la messe en latin suscite la colère et l'incompréhension des milieux traditionalistes. L'épiscopat tente de son côté d'apaiser les esprits.

Messe d'action de grâce, en latin, selon le missel romain de 1962, pour les 25 ans de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre -P.RAZZOCIRIC Messe d'action de grâce, en latin, selon le missel romain de 1962, pour les 25 ans de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre -P.RAZZOCIRIC

Motu proprio : l'incompréhension des milieux traditionnalistes

 

Restreindre l’usage de la messe tridentine et mieux la contrôler. C’est le sens du motu proprio "Traditionis Custodes" publié par le pape François vendredi dernier. Un décret qui annule le précédent, celui de Benoît XVI qui avait permis au contraire la libéralisation de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain, appelée communément la messe en latin.

 

Une libéralisation qui a selon le pape été exploitée pour "élargir les fossés" et "encourager les désaccords". François rappelle que "l'unique expression" du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. Il donne aux seuls évêques locaux, par "compétence exclusive", l'autorisation de célébrer selon l'ancien rite et dans des conditions strictes. Dans les milieux traditionalistes, c’est l’amertume et l’incompréhension. L’abbé Pierre Emmanuel Bonin, secrétaire de la fraternité saint Pierre pour le district de France explique sur RCF comment a été perçu le motu proprio du pape.

Le soutien de la Conférence des Evêques de France

 

Du côté de l’épiscopat, on joue la carte de l’apaisement. Plusieurs évêques ont témoigné des bons rapports qu’ils entretiennent avec les communautés attachées à la messe traditionnelle. C’est le cas de l’évêque de Blois, Mgr Jean-Pierre Batut qui estime toutefois que le motu proprio du pape est nécessaire pour éviter certains abus.


Dans un communiqué, la Conférence des Evêques de France a témoigné son soutien aux prêtres et fidèles attachés au missel de saint Jean XXIII. L’épiscopat salue leur "zèle spirituel, et leur détermination à poursuivre ensemble la mission, dans la communion de l’Église et selon les normes en vigueur." Les évêques précisent que le motu proprio du pape est un appel exigeant pour toute l’Église à un authentique renouveau eucharistique.

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