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Mort de Jean-Luc Godard : le réalisateur a eu recours au suicide assisté

Mort de Jean-Luc Godard : le réalisateur a eu recours au suicide assisté

Un article rédigé par Marine Samzun - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 15 septembre 2022  -  Modifié le 15 septembre 2022

Le célèbre réalisateur Jean-Luc Godard est mort mardi 13 septembre à l'âge de 91 ans en ayant recours au suicide assisté en Suisse, au moment où le débat sur la fin de vie est relancé en France.

Le réalisateur Jean-Luc Godard est mort le 13 septembre en Suisse Le réalisateur Jean-Luc Godard est mort le 13 septembre en Suisse

Mardi 13 septembre, le cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard est mort à 91 ans. Celui qui a marqué à jamais le cinéma français par un style cinématographique unique, pilier de la Nouvelle Vague de la décennie 1950 avec des films comme "Le Mépris", "La Chinoise" ou encore "A bout de souffle" tourné à Marseille avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. 

 

Jean-Luc Godard a eu recours à l’assistance légale en Suisse d’un départ volontaire « suite à de multiples pathologies invalidantes », a expliqué le conseiller de la famille du réalisateur. Selon un proche de la famille Godard, « il n’était pas malade, il était simplement épuisé. Il avait donc pris la décision d’en finir. C’était sa décision et c’était important pour lui que ça se sache », précisent nos confrères de Libération.

 

La fin de vie dans le débat public 

 

Ce décès intervient alors qu'en France, le débat sur la fin de vie est relancé. Dans un avis publié mardi 13 septembre, le CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique) ouvre la voie à une légalisation du suicide assisté en France, à condition de développer les soins palliatifs et l'accès à la sédation profonde. 

 

L'accompagnement rejoint la personne alors que la technique médicamenteuse est à risque d'étouffer. Dr Hubert Tesson.

 

"La société française a besoin, avant toute réforme, d'une accélération des efforts entrepris ces dernières années en faveur des soins palliatifs et de la formation des professionnels de santé à leur usage", précise l'avis du CCNE. Le Comité invite ainsi à inscrire clairement les soins palliatifs dans le projet médical de chaque établissement de santé en France.

 

Au sein de la clinique Sainte Elisabeth, établissement spécialisé dans les soins palliatifs à Marseille, le Dr Hubert Tesson prévient : "la technique est facile à utiliser alors que l'accompagnement est plus compliqué. Mais l'accompagnement rejoint la personne alors que la technique médicamenteuse est à risque d'étouffer ce qui se passe au plus profond d'elle-même". 

 

Au même moment, Emmanuel Macron a annoncé le lancement d'une convention citoyenne sur le sujet en octobre. Pour une durée de six mois, cette consultation pourrait aboutir à un changement de la loi avant fin 2023.

 

Des débats seront aussi organisés dans les territoires par les espaces éthiques régionaux, et des consultations seront menées également avec des équipes de soins palliatifs. L'objectif, pour le chef de l'Etat, est "d'avancer" sur ce sujet "de manière apaisée". 

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