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Montluçon se prépare à recevoir la visite du chef de l'Etat

Montluçon se prépare à recevoir la visite du chef de l'Etat

Un article rédigé par Jérémi COULON - RCF Allier, le 21 avril 2026 - Modifié le 21 avril 2026
L'invité actu AuvergneMontluçon se prépare à recevoir la visite du chef de l'Etat

Le Président de la République Emmanuel Macron est dans l’Allier ce mercredi. Il présidera dans quelques heures un conseil des ministres depuis la sous-préfecture de Montluçon. Après quoi il rejoindra le site de la mine de lithium d’Echassières, au sud du département. Un déplacement sur le thème de la réindustrialisation, de la simplification administrative et de l’attractivité territoriale. Entretien avec Philippe Perche, maire de Montluçon et président de Montluçon communauté.

Philippe PERCHE / Photo RJFMPhilippe PERCHE / Photo RJFM

La rédaction : Quel est le point de départ de l'organisation de cette visite ? 

Philippe Perche : La semaine dernière, on a eu une prise de contact avec la cheffe de cabinet déléguée de la présidence qui est venue à Montluçon avec une trentaine de personnes pour prendre attache en vue de ce conseil des ministres délocalisé. On a travaillé pour mettre en avant nos atouts. Cette visite résonne particulièrement sur l'aspect de la réindustrialisation. Malgré nos mauvaises nouvelles de ces derniers mois, avec des plans sociaux [AMIS, ERASTEEL, NDLR] nous avons de belles perspectives, avec le développement important de l'usine Safran qui, je le rappelle, est le premier employeur de l'Allier et qui envisage 400 recrutements dans les prochaines années. Et puis le projet phare qui est un projet d'intérêt stratégique national, le projet EMILI que les Montluçonnais connaissent bien maintenant : Un investissement d'1,8 milliard pour l'exploitation, l'extraction du lithium à Échassière et l'usine de conversion à Montluçon. Ces belles perspectives économiques ont forcément marquées l'intérêt de ce déplacement. 

La rédaction : La Président évoquera le "Projet Notre-Dame", une méthode permettant d'aller plus vite dans l'instruction et l'aboutissement de projets industriels stratégiques. Est-ce qu'il n'y a pas un risque d'aller trop vite, de passer à côté de délais essentiels à l'instruction, aux études, aux concertations...?

PP : Je crois que l'excès est nuisible en toutes choses. On était certainement dans l'excès de durée sur beaucoup d'études. Si on peut accélérer sur certains points, c'est une bonne chose. Il ne faut toutefois pas confondre vitesse et précipitation, mais je pense que l'on peut faciliter quand même certaines démarches. Nous sommes un pays quand même très technocratique. 

La rédaction : Il y aura ce matin, non loin de la sous-préfecture où va se tenir ce Conseil des ministres, un rassemblement à l'initiative notamment d'un collectif citoyen contre l'extractivisme qui s'oppose au projet de mine de lithium. Que répondez-vous ?

Je pense qu'il faut les écouter. Ils ont le droit de s'exprimer. Il faut respecter aussi la venue du président. Ce qu'il faut, c'est appeler au calme. Je crois que c'est la priorité.

La rédaction : Qu'attendez-vous de cette visite du chef de l'État aujourd'hui à Montluçon ? Pensez-vous qu'il puisse y avoir des impacts locaux ?

PP : C'est une vitrine exceptionnelle qui s'offre pour notre ville. C'est historique. C'est la troisième fois qu'un chef d'État se déplace à Montluçon depuis Napoléon III. Les yeux du pays vont être braqués vers Montluçon et c'est une excellente chose. Du moment qu'on parle du territoire, c'est une excellente chose. J'ai pu m'entretenir largement la semaine dernière en marge des ateliers lors de la journée des maires à Paris avec la ministre déléguée en charge des territoires, Françoise Gatel, un entretien de plus d'une heure pour échanger sur les enjeux de Montluçon, donc en particulier la desserte ferroviaire, faciliter l'implantation d'entreprises connexes à Imerys ou à Safran. Et enfin la formation. Parce que faire venir des entreprises, c'est bien, mais il faut aussi pouvoir recruter des profils qui correspondent et les accueillir sur notre territoire. 

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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