Mont Sainte-Odile : le chantier de restauration de la chapelle des Anges est lancé
Trois grands chantiers sont lancés pour deux ans dans ce haut lieu spirituel de l'Alsace. Les deux chapelles en extérieur sont concernées, mais aussi la mise en sécurité du rocher qui les soutient. La fin des travaux est espérée pour fin 2028.
L'archevêque de Strasbourg bénit la première pierre du chantier de restauration de la chapelle des larmes au Mont Sainte-Odile le 8 juillet 2026 / RCF AlsaceLa patience obtient tout. Même des millions. Il en a fallu un pour lancer trois gros chantiers du Mont Sainte-Odile. Tout commence en décembre 2023. La Fondation du patrimoine d'Alsace lance une levée de dons pour restaurer les deux chapelles du Mont Sainte-Odile. En avril 2024, quelques jours après l'annonce de la nomination de Mgr Pascal Delannoy à la tête de l'Eglise catholique d'Alsace, l'archevêché de Strasbourg reçoit les résultats d'une étude portant sur la qualité des roches et des principes de sécurisation du site.
Trois ans et demi plus tard : un million d'euros est récolté et le chantier lancé. La première pierre a été bénie le 8 juillet 2026.

Trois chantiers avec un calendrier sur 2 ans
Cette dernière trouvera sa place dans le mur de soutènement de la rampe d’accès à la chapelle des Larmes dont les travaux devraient durer 8 mois. Suivra la Chapelle des Anges et la mise en sécurité du rocher qui les soutient (frais estimés respectivement à 711 000 € et 2 290 900 €).
Ces travaux devraient d'achever fin 2028. Coût total des opérations : 3,5 millions d'euros. Les travaux sont suivis par l’architecte du patrimoine, Bertrand Fleck.

Plusieurs acteurs ont été sollicités pour financer le chantier tels que l’Etat, la Région Grand Est, la Collectivité Européenne d'Alsace, des mécènes et Fondation du Patrimoine d'Alsace dont le loto du Patrimoine. Le reste (plus de 500 000 euros) est à charge du diocèse de Strasbourg.
Le Mont Sainte-Odile n'en est pas à son premier tour d'essai puisque les travaux du toit de la sacristie viennent d’être achevés, sans que cela ne gène les 750 000 visiteurs qui passent au Mont chaque année. La restauration, un bel hommage à ce qui se vit dans les cœurs des pèlerins de Sainte Odile qui "en repartent plus légers après y avoir déposer leur fardeau" d'après Mgr Pascal Delannoy lors de la messe qui a précédé la pose de la première pierre.


