Monistrol-sur-Loire : le préfet autorise l'abattage des arbres de l’Allée Vitalis-Royer
Pendant l’été, un collectif de riverains s’était mobilisé à Monistrol-sur-Loire pour sauver 14 arbres de l'allée Vitalis-Royer. Le préfet de Haute-Loire, Yvan Cordier, vient d’autoriser leur abattage.
Le préfet de Haute-Loire, Yvan Cordier, vient d’autoriser l’abattage des 14 arbres de l’Allée Vitalis-Royer à Monistrol-sur-Loire. ©Capture d’écran Google Maps.Le préfet de Haute-Loire, Yvan Cordier, autorise l’abattage des arbres de l’allée Vitalis-Royer à Monistrol-sur-Loire. Il vient de prendre un arrêté en ce sens. Pour rappel, la mairie souhaite tomber 14 arbres de cette rue pour réaliser d’importants travaux d'assainissement et de mise en conformité des réseaux. Les travaux seront financés par la mairie et la communauté de communes. Ils doivent débuter en septembre 2026.
Depuis l’annonce du chantier, un collectif de riverains s’est mobilisé pour éviter l’abattage de ces arbres. Une mobilisation a eu lieu, sur place, le 20 juillet dernier réunissant plusieurs dizaines de personnes. Une pétition avait même été lancée en ligne réunissant 1.175 signatures à ce jour. Contactée par RCF Haute-Loire, fin juillet, la maire de Monistrol-sur-Loire Christine Petiot annonçait que “l’intervention sans enlever les arbres n’est pas possible”. Selon l’élue, l’allée Vitalis-Royer est “un des endroits de Monistrol-sur-Loire où les réseaux d’eau sont les plus anciens”.
Les riverains de l’allée Vitalis-Royer ont saisi le tribunal administratif de Clermont-Ferrand
Dans son arrêté autorisant l’abattage des arbres, le préfet de Haute-Loire enjoint la mairie de Monistrol-sur-Loire à réaliser des mesures de compensation. En clair : pour chaque arbre abattu, un nouvel arbre devra être replanté à proximité immédiate de l’allée Vitalis-Royer. Deux lieux ont été fléchés : la place de la Paix et la place de la Mairie. D’ailleurs, avant le début des opérations d’abattage des arbres, une inspection préalable va avoir lieu pour vérifier qu’ils n’abritent pas d’espèces protégées.
De leur côté, les opposants misent sur un dernier espoir : le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Comme révélé par la Commère, ils ont saisi l’instance pour suspendre l’autorisation d’abattage accordée. Le dossier a été examiné ce mercredi 26 août 2026. La décision est attendue dans les prochains jours. Depuis le début du dossier, l’opposition municipale menée par Fabrice Farison demande “le report du projet pour qu’une réflexion puisse s’engager sereinement”.
