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Matelas au sol, lits superposés, nombre égal de surveillants : Force Ouvrière alerte sur la surpopulation carcérale à la prison de Riom

Matelas au sol, lits superposés, nombre égal de surveillants : Force Ouvrière alerte sur la surpopulation carcérale à la prison de Riom

Un article rédigé par Pierre Frasiak - RCF Puy de Dôme, le 20 juillet 2026 - Modifié le 20 juillet 2026

La prison de Riom compte 800 détenus pour seulement 560 places. Une situation dénoncée par le syndicat FO Justice qui en appelle au gouvernement pour régler ce problème de surpopulation carcérale, dans le Puy-de-Dôme comme ailleurs. 

Le syndicat FO Justice dénonce la surpopulation carcérale à la prison de Riom, avec 800 détenues pour 560 places. ©CC BY-SA 4.0Le syndicat FO Justice dénonce la surpopulation carcérale à la prison de Riom, avec 800 détenues pour 560 places. ©CC BY-SA 4.0

Il y a à peine plus de 10 ans, le centre pénitentiaire de Riom ouvrait ses portes. Une décennie plus tard, le nombre de détenues est déjà largement supérieur à sa capacité initiale. À l'image de la maison d'arrêt du Puy-en-Velay, la prison de Riom est en situation de surpopulation carcérale. Selon le syndicat Force Ouvrière Justice, elle compte actuellement 800 détenus pour 560 places. Le syndicat tire la sonnette d'alarme et déplore les conséquences néfastes pour les détenus, comme les agents pénitentiaires. 

Une centaine de détenus dorment au sol

Prévues initialement pour être des cellules individuelles, ces dernières accueillent désormais au moins deux détenus avec la mise en place de "lits superposés". Selon Philippe, représentant FO du centre pénitentiaire de Riom, une centaine de détenus sont même contraints de dormir sur des matelas à même le sol. Dans un communiqué, le syndicat en tire une conclusion sans appel : "la mise en œuvre du principe de l'encellulement individuel est un fiasco !"

Des tensions "nettement plus palpables" et un "nombre égal de surveillants"

Concrètement, cette situation "augmente  le risque d'incident et les tensions sont nettement plus palpables qu'au début", note le délégué Force Ouvrière. 

Une situation aggravée par des effectifs de surveillants qui n'augmentent pas. Il faut "gérer toujours la même capacité de détenus avec un nombre égal de surveillants", dénonce le représentant syndical. Selon lui, initialement un surveillant pénitentiaire avait en charge la surveillance de 40 détenus, aujourd'hui "un personnel de surveillance s'occupe de 70 détenus à lui tout seul".

Un travail à grande échelle à effectuer

Le syndicat FO Justice en appelle au gouvernement à Riom mais également "sur l'ensemble des établissements nationaux". Il faut "regarder dans son ensemble au niveau de la Justice". Pour l'heure, "on ne voit pas forcément de solutions apportées", note le représentant FO, et "les personnels pénitentiaires n'ont pas d'autres choix que de s'adapter" à cette surpopulation carcérale. 

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