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Marché de l'art: pour Antoine de Galbert, "il y a des absurdités dans les montants qu’on peut atteindre actuellement"
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Marché de l'art: pour Antoine de Galbert, "il y a des absurdités dans les montants qu’on peut atteindre actuellement"

RCF,  -  Modifié le 27 septembre 2018
Stéphanie Gallet reçoit Antoine de Galbert, collectionneur d'art et fondateur de La Maison Rouge à Paris.
Fanny Cohen-Moreau RCF Fanny Cohen-Moreau RCF

La Maison Rouge, située dans le quartier de la Bastille à Paris, fait l’actualité en ce moment pour deux raisons. Une première, une exposition baptisée L’Envol. L’autre raison, c’est que d’ici la fin du mois, La Maison Rouge fermera ses portes définitivement. Un lieu que l’on doit à ce collectionneur qu’est Antoine de Galbert.
 

Une passion, et presque un métier

"Collectionneur, c’est une passion qui devient presque un métier. A l’origine, je ne suis pas collectionneur. J’étais un jeune cadre dans la finance, et au bout de quelques années, j’ai ouvert une galerie d’art, car j’avais besoin d’art, de toucher des œuvres. J’ai ouvert une boutique, et puis j’ai pu développer cette approche de l’art, sans être marchand, en créant une fondation. Un cheminement tout à fait naturel dans le monde de l’art" explique-t-il.

Évoquant sa propre collection, Antoine de Galbert précise que "toute collection d’art est un peu autobiographique. C’est comme un miroir. C’est le regard des autres qui fait la collection, c’est comme une œuvre, même si le collectionneur n’est évidemment pas un artiste. Il y a quelque chose qui fait qu’un jour ou l’autre, une collection fait œuvre. Si elle ne le fait pas, ce n’est qu’une accumulation de valeur ou d’œuvres qui n’ont pas de relation entre elles".

"Les impostures finissent toujours pas disparaître"

Sa collection a beau être en marge du marché de l’art, Antoine de Galbert précise qu’il possède des œuvres qui "sont dans le marché". "La Maison Rouge ne s’est pas inscrite dans le marché financier, malgré tout, on a montré Andy Warhol, de très jeunes artistes qui sont devenus très connus en Belgique, en Allemagne, que l’on peut voir au Palais de Tokyo ou à la Biennale de Venise. C’est une liberté, mais un vrai amateur d’art, a à la fois des gens inconnus, mais s’il n’a que ça, cela veut dire qu’il est dénué de vision. La vérité est partout. Une vraie collection peut montrer à la fois des gens très connus, et d’autres inconnus" lance-t-il.

Concernant le marché de l’art, Antoine de Galbert estime qu’il est bien nécessaire, mais critique ses dérives. "Il y a des absurdités dans les montants qu’on peut atteindre actuellement. Quand on regarde le marché de l’art, sur le long terme, tout cela se moralise petit à petit. Le court terme est vulgaire et idiot, et le long terme, quand une œuvre est magnifique, elle finit toujours par être reconnue, et les impostures finissent toujours par disparaître. L’histoire de l’argent et de l’art est un mariage impossible, mais on s’en fiche" précise…

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