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Mais que font les avocats du barreau d'Angers, en robe, sur les marchés de la ville?
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Mais que font les avocats du barreau d'Angers, en robe, sur les marchés de la ville?

Un article rédigé par Florian Perray - RCF Anjou,  -  Modifié le 21 février 2020
En grève contre la réforme des retraites, les avocats du barreau d'Angers tractent sur les marchés de la ville cette semaine pour sensibiliser les passants à leur cause. Reportage.
2020 RCF Anjou - Maître Claire Éon et Maître Noura Amara-Lebret, avocates au barreau d'Angers 2020 RCF Anjou - Maître Claire Éon et Maître Noura Amara-Lebret, avocates au barreau d'Angers

En grève dure depuis le début de l’année, les avocats du barreau d'Angers ont voté le vendredi 14 février, un changement dans la forme de leur contestation, un mode d’action moins radical. Fini le blocage complet des tribunaux, après six semaines de grève contre la réforme des retraites, les voilà en bleu de chauffe, sur les marchés d’Angers, pour défendre l’avenir de leur profession.

Robes noires et tracts à la main, elles étaient deux jeudi 20 février au matin à tenter de sensibiliser les passants du marché place Bichon , dans la quartier de la Doutre à Angers.
Deux avocates vent debout contre la réforme des retraites plutôt agréablement surprises par l’accueil qu’elles reçoivent.

"Les gens sont très attentifs, ils nous manifestent leur soutien, beaucoup viennent vers nous pour réclamer les tracts et nous dire qu'ils nous soutiennent." avance Maître Noura Amara-Lebret, avocate au barreau d'Angers.
"J'ai été interpellée par un papa qui m'a demandé d'expliquer à ses deux enfants notre mouvement, en leur expliquant que, même les mineurs peuvent avoir besoin d'un avocat et que c'est important que l'avocat survive."
 

Main basse sur la cagnotte

Plusieurs passants s'arrêtent et prennent le temps de discuter avec les deux avocates, c'est le cas de Jean-Loup. Il est médecin à la retraite et a profité d’une caisse similaire, il comprend donc la révolte de la profession:
" On a une caisse qui est bénéficiaire, on a fait en sorte d'avoir une prévision financière pour les 10 ou 15 années qui viennent, donc ça veut dire qu'on a un trésor de guerre que le gouvernement veut nous récupérer, voilà, c'est tout. "

Accompagnée de sa petite-fille, Madeleine a elle aussi pris un tract, d’abord pour s’informer indique-t-elle.
" Je trouve ça bien qu'on les rencontre, j'ai eu besoin d'être défendue à des moments de ma vie et j'espère que ça durera, que je n'en aurai plus jamais besoin mais on ne sait jamais "

Mais personne ne fait l’unanimité, dans la matinée, un passant vient reprocher aux avocates les sommes importantes que brasseraient selon lui les cabinets d'avocats.
L’image de nanti, une vision caricaturale selon les avocats que la profession s’échine pourtant à briser depuis le début de la grève. 
Des avocates et avocats qui seront encore présents sur les marchés d'Angers de La Fayette, La Roseraie ou encore Monplaisir par exemple samedi 22 et dimanche 23 février avant d'opter pour d'autre actions citoyennes les procahines semaines, histoire de ne pas se faire oublier ni du gouvernement, ni des français.

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