Accueil
Maine-et-Loire : 4 000 tonnes de paille importées d'autres régions pour aider les éleveurs
Partager

Maine-et-Loire : 4 000 tonnes de paille importées d'autres régions pour aider les éleveurs

Un article rédigé par Marion Bastit - RCF Anjou - RCF Anjou,  -  Modifié le 14 décembre 2020
En 2020, la FDSEA a fait venir 4 000 tonnes de paille d'autres départements pour aider les éleveurs face à la pénurie. En cause, un automne 2019 pluvieux, qui a grévé la récolte de céréales.
2020 RCF Anjou - Au total, 266 camions de paille ont été livrés en Maine-et-Loire entre avril et décembre 2020. 2020 RCF Anjou - Au total, 266 camions de paille ont été livrés en Maine-et-Loire entre avril et décembre 2020.

La FDSEA de Maine-et-Loire fait le bilan de son « opération paille ». Le syndicat agricole a fait venir près de 4 000 tonnes de paille d’autres départements, d’avril à décembre 2020. Objectif : aider les éleveurs à faire face à la pénurie.

Ce mercredi 9 décembre, Frédéric Robert enchaîne les allers-retours au volant de son tracteur pour décharger les bottes de paille empilées sur le camion. Il y en a 15 tonnes, venues de Seine-et-Marne, à plus de 300 kilomètres.

20 % de paille en moins

Une aubaine pour cet éleveur bovin d’Angrie, près de Candé. Comme la plupart de ses collègues de Maine-et-Loire, il manque de paille cette année. Le problème remonte à l’automne 2019, qui a été très pluvieux en octobre et novembre.

« Les semis de céréales ont été très faibles en Maine-et-Loire du fait de l'excès d'eau, explique Valentine Boulanger, animatrice à la FDSEA. Il y a 20 % des céréales qui n’ont pas pu lever cette année, et qui n'ont donc pas été récoltées, d'où le manque de paille. »

2 000 tonnes de Seine-et-Marne

Fille d’un agriculteur de Seine-et-Marne, c’est elle qui a eu l’idée d’aller chercher de la paille là-bas. « C’est une très grande zone céréalière, où il y a très peu d’élevage, donc où il n’y a pas besoin de paille, décrit-elle. On peut donc l’exporter à des régions d’élevage. »

2 000 tonnes de paille sont ainsi venues de Seine-et-Marne, et 2 000 autres tonnes de Vienne et d’Indre-et-Loire. Plus de 200 éleveurs en ont bénéficié. Pascal Tourneux, qui élève 200 vaches charolaises à Angrie, a reçu 40 tonnes de paille.

Gros volumes, petits prix

« Ça va me permettre de ne pas manquer de paille cet hiver pour que mes bêtes soient bien dans leurs stabulations, se félicite-t-il. Le fait d’acheter de gros volumes, ça permet de négocier un peu les prix, donc ça nous baisse un peu nos charges. »

Il a payé sa paille 90 euros la tonne en avril, 95 euros en août. « Ç’aurait été plus de 100 euros si j’avais décidé d’acheter ma paille tout seul », estime-t-il. Son prix s’est envolé cette année en France, du fait de la pénurie au niveau national.

Ecouter le reportage : 

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don