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Ma Thèse en 180 secondes : comment les candidats se préparent à relever le défi ?
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Ma Thèse en 180 secondes : comment les candidats se préparent à relever le défi ?

Un article rédigé par Violaine Rey - RCF Haute-Savoie, le 13 mars 2024  -  Modifié le 14 mars 2024

Ce jeudi soir, les 16 finalistes de l’académie de Grenoble s’affrontent lors de la dernière étape locale du concours. Les deux sélectionnés porteront les couleurs des Alpes, à Paris, à la fin du mois. Alors que l’heure de monter sur scène approche, découverte des dernières répétitions

Répétition des deux candidates (à droite), accompagnées de leurs coachs (à gauche), à l'Université Savoie Mont Blanc Répétition des deux candidates (à droite), accompagnées de leurs coachs (à gauche), à l'Université Savoie Mont Blanc

Un rêve éveillé pour les candidates savoyardes

 

Sur la scène de l’Espace Malraux, Anna Theurel et Blandine Pichon représenteront l’Université Savoie Mont Blanc. Pour la première, ce concours à des airs de fête, l’accomplissement des longues années de travail. “Je suis un peu stressée, parce que c’est quelque chose qui me tient à cœur, que j’ai toujours voulu faire, depuis que je suis en licence” raconte la jeune femme. “Donc ça y est ! C’est maintenant !”

Pour que le moment soit à la hauteur de ses espérances, Anna Theurel a revisionné plusieurs fois sa prestation précédente : elle y explique avec humour et légèreté, son sujet d’étude pourtant complet et complexe : “l’influence des cristaux sur la dynamique éruptive des magmas siliceux”.
Mais quelle que soit l’issue du concours, une chose est certaine, la scientifique en sortira grandit. “Communiquer, à un public non-scientifique, notre sujet de recherche, c’est une chose à laquelle on n’est quasiment pas formé dans un parcours académique classique” ! Un avis partagé par Blandine Pichon, dont les travaux traitent des possibilités qu’offre l’intelligence artificielle dans l’identification d’un trouble du spectre autistique. “Quand on fait une thèse, on a la possibilité de partager nos recherches avec nos pairs (...) et c'est très rare qu’on puisse le faire avec le grand public.”

Toute une équipe pour les soutenir

 

Si les apports sont nombreux, le concours n’en reste pas moins un véritable challenge : résumer en 3 minutes, des heures de travail, des années de recherches. Un défi qui nécessite un encadrement de circonstances !
Aux côtés des candidates savoyardes, une équipe de 3 personnes s’est constituée, faite de comédien, de scientifique et de vulgarisateur.

“L’idée, c’est de ne faire passer qu’un seul message, donc il y a le côté frustration” commence Pascale Balland, enseignant chercheur de l’USMB. “Et puis avec des notions scientifiques qui ne sont pas simplifiées ! C’est quand même une sacrée prestation”. Pour autant, à travers un conte, une anecdote, une métaphore, les candidats doivent parvenir à embarquer le grand public ! C’est ici que débute la mission de Jean-Yves Beaugendre, le directeur de la galerie Eurêka, le centre de culture scientifique de Chambéry. “L’université a fait appel à moi en tant que passeur de sciences” explique-t-il. “Je trouve que c’est quelque chose d'essentiel pour pouvoir ensuite être amené à communiquer, à échanger avec la société, avec les citoyens d'aujourd'hui”.

Jeudi soir, Anna et Blandine quitteront leurs coachs, la petite salle de répétition du campus du Bourget pour se produire sur scène, devant un Espace Malraux d’ores et déjà à guichets fermés.

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