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Loïg Chesnais-Girard : « La région est fière de ses agriculteurs »
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Loïg Chesnais-Girard : « La région est fière de ses agriculteurs »

Un article rédigé par Christophe Pluchon - RCF Bretagne, le 8 février 2024  -  Modifié le 9 février 2024

En visitant, le 8 février, une exploitation de porcs et de bovins lait à Milizac-Guipronvel, près de Brest, le président de la collectivité régionale Loïg Chesnais-Girard a réaffirmé son soutien au secteur agricole en crise. Les élus auront à valider de nouvelles orientations, lors la session prévue à Rennes du 14 au 16 février.

Les vaches du GAEC de Keroumel, à Milizac-Guipronvel, le 8 février - © Christophe Pluchon Les vaches du GAEC de Keroumel, à Milizac-Guipronvel, le 8 février - © Christophe Pluchon

Installé au GAEC de Keroumel depuis 2019, avec son père et son oncle, Sébastien Lamour a tenu les barrages ces dernières semaines, avec d’autres agriculteurs, pour dénoncer la baisse des revenus, la hausse des charges, la concurrence jugée déloyale et l’empilement des normes.

Concernant la complexification administrative, l’éleveur explique : « Depuis trois ans, j’essaie d’augmenter l’autorisation d’exploiter pour les vaches en regroupant deux sites en un seul. Le bâtiment est déjà là, mais on nous pose plein de questions, c’est un parcours du combattant ». Sébastien Lamour estime pourtant que ce regroupement simplifierait le travail et permettrait de dégager du temps pour la vie privée.

Le président de Région, Loïg Chesnais-Girard, entre Sébastien Lamour (à gauche) et Arnaud Lécuyer (à droite) - © Christophe Pluchon

Renouveler les générations

La Bretagne fait partie des régions qui, en Europe, participent activement à la souveraineté alimentaire. Loïg Chesnais-Girard en est convaincu. Pour le président de la Région Bretagne, « nous devons réfléchir notre projet de société tous ensemble pour ne pas dépendre d’autres pays, et pour que nos éleveurs vivent bien ».  Renouveler les générations passe par une « modernisation des lycées agricoles publics pour les rendre plus attractifs », ou encore par une aide au financement pendant les premières années d’installation. 

D’ici à 2028, la région espère un millier d’installations, soit deux fois plus qu’aujourd’hui. Dans le Plan bio breton sur lequel les élus devront aussi se prononcer, la collectivité indique vouloir maintenir le taux d’installation de nouveaux agriculteurs en bio à 40 %. Pour préserver les ressources naturelles et la pérennité de l’agriculture bretonne, elle souhaite, à l’horizon 2040, « emmener tous les agriculteurs vers l’agroécologie, quelle que soit leur production ».

Pas qu’un seul modèle d’agriculture en France

Arnaud Lécuyer est vice-président à l’agriculture, à l’agroalimentaire et à l’alimentation. Il estime que « sur la transition agro-écologique, sur la réduction de l’usage des produits phyto-sanitaires, sur l’impact de l’agriculture sur notre climat, on peut faire tous les discours qu’on veut, si nous n’avons pas de jeunes générations prêtes à s’investir dans l’agriculture, sur tous ces sujets y compris celui de notre alimentation, on n’y arrivera pas ».

La Région consacre chaque année 32 millions d’euros à l’agriculture, et assure la gestion des fonds européens (entre 6 et 8 millions d’euros par an). « Nous y gagnerions à donner la main aux régions pour piloter les décisions politiques dans un cadre européen respecté », juge encore Loïg Chesnais-Girard, qui verrait bien la Bretagne être centre de décision pour les aides européennes.

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