Loi fin de vie adoptée : comment envisager l’après ?
Les députés ont définitivement adopté mardi 15 juillet la proposition de loi sur la fin de vie à 291 voix pour contre 241. Maintenant que la loi est passée, les opposants au texte, notamment la communauté catholique, s’organisent pour la suite.
Régis Passerieux © RCF Notre DameAprès un long cheminement législatif, la proposition de loi sur la fin de vie, portée par l’ancien député de Charente-Maritime Olivier Falorni a été définitivement adoptée à une courte majorité. Le président Emmanuel Macron avait fait de la création d’un droit à l’aide à mourir une promesse faite aux Français. Il a adressé hier, sur le réseau social X, ses remerciements aux « parlementaires qui ont permis un débat constructif et respectueux » et à « tous ceux qui ont pris part à cette réflexion collective ». Mais, en dépit du vote à l’Assemblée nationale, les opposants du texte ne comptent pas en rester là. Dans un communiqué, la Conférences des évêques de France (CEF) dénonce une « rupture grave dans l’histoire de notre pays » et appelle les fidèles à se mobiliser.
Un appel à ne pas céder à la résignation
Les évêques de France ont manifesté dès le début du processus législatif leur profond désaccord avec la création d’un droit à l’aide à mourir, qu'ils jugent contraire à la foi chrétienne. « Car le Christ en qui ils croient est venu pour que le monde ait la vie », écrivent le Cardinal Jean-Marc Aveline, président de la CEF ainsi que Mgr Vincent Jordy et Mgr Benoît Bertrand, tous deux vice-présidents. Ils appellent donc tout naturellement « à un engagement renouvelé, avec les familles, les soignants, les bénévoles, les proches aidants, les associations [et] les aumôniers ».
Nécessité d’une refonte de la vie politique
Invité de la matinale de RCF Notre Dame, Régis Passerieux, haut fonctionnaire et ancien dirigeant du Parti socialiste dénonce « un rapt de la vie politique ». Selon lui, le vote de la loi fin de vie en est le symptôme. Il estime qu’une distance s’est installée entre la société civile et les personnalités politiques. À tel point qu’ « aujourd’hui, toute action politique par le sommet va échouer », affirme-t-il. Le directeur de l’Institut pour la Refondation Publique plaide pour « refaire de la politique au niveau local ».


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