L'invité politique du 14 septembre 2026 : François Hollande, ancien président de la République
À quelques mois de la présidentielle de 2027, François Hollande entretient le suspense sur une éventuelle candidature. Invité de RCF Notre-Dame, l’ancien président défend son projet « Unir » et alerte sur la montée des forces nationalistes et populistes en Europe.
©RCF Notre Dame « Unir » plutôt qu’annoncer une candidature
François Hollande assure qu’il prendra sa décision en décembre. D’ici là, il entend surtout défendre un projet pour la France, présenté dans son livre "Unir", qui rassemble 80 propositions.
« Ce que je considérais comme ancien président, ce n’était pas d’ajouter une candidature, c’était d’apporter un projet », explique-t-il.
L’ancien chef de l’État estime que la présidentielle devra notamment porter sur l’avenir de l’Europe. Il s’inquiète de la progression des forces nationalistes et populistes et de leur remise en cause de l’État de droit et de la construction européenne.
Restaurer la confiance et préparer l’avenir
Pour François Hollande, la France doit aujourd’hui répondre à deux défis majeurs : « la dette climatique et la dette financière ». Il place également la jeunesse au cœur de son projet, dans une société qui vieillit.
Mais l’enjeu est aussi démocratique. Face à la défiance des Français envers les institutions et les responsables politiques, il défend une priorité : « ramener de la confiance et de l’union ».
Interrogé sur la primaire de la gauche, l’ancien président estime que le candidat qui en sortira devra surtout avoir « la dynamique » nécessaire pour accéder au second tour. « Ce n’est pas le PS qu’il faut amener à la victoire. C’est la France », affirme-t-il.
François Hollande : « Il faut protéger le ciel ukrainien »
Sur l’Ukraine, François Hollande se montre également ferme. S’il était élu en 2027, sa première décision concernant le conflit serait de « protéger le ciel ukrainien ».
Il appelle la France et l’Europe à agir face aux bombardements qui continuent de frapper les villes ukrainiennes.
La visite de Léon XIV en France
Alors que le pape Léon XIV doit prochainement se rendre en France, François Hollande estime que sa parole peut dépasser le seul cadre religieux.
Paix, dignité humaine, immigration ou intelligence artificielle : il attend du pape qu’il aide la société à « se poser les bonnes questions ».
L’ancien président se souvient notamment de sa rencontre avec le pape François après l’assassinat du père Hamel. Il retient un message d’union : « faire bloc » et ne pas céder à « la discorde, la division, la haine ». Un message que François Hollande juge toujours d’actualité, pour la France comme pour l’Europe.


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