L'ex-directeur d'une école privée de Noyal-Muzillac condamné à 15 ans de prison pour viol et agressions sexuelles sur mineurs
L’ancien directeur de l’école primaire catholique de Noyal-Muzillac a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour le viol et les agressions sexuelles de plusieurs mineurs, dont de très jeunes enfants. Ce jeudi 17 septembre 2026, à Vannes, Jean-Patern Ars a été reconnu coupable par la Cour criminelle du Morbihan. De nouveaux éléments révélés au cours du procès pourraient désormais ouvrir la voie à un nouveau procès.
Virginie Gagnard a défendu Jean-Patern Ars durant son procès devant la Cour criminelle du Morbihan. © Alix BertelootAu terme de sept jours d'audience, Jean-Patern Ars, ancien directeur de l'école privée du Sacré-Cœur, à Noyal-Muzillac, dans le Morbihan, a été condamné, jeudi 17 septembre, à 15 ans de réclusion criminelle et 10 ans de suivi sociojudiciaire. Une peine assortie d’une injonction de soins, d’une interdiction de paraître dans le Morbihan et d’entrer en contact avec les parties civiles.
Par la voix de son avocate, l'accusé a fait savoir qu'il ne ferait pas appel de la décision "par respect pour les parties civiles" et "parce qu'il comprend parfaitement la sanction qui est la sienne", a indiqué Maître Virginie Gagnard.
Jugé à Vannes durant une semaine, cet enseignant de 32 ans, a été reconnu coupable de détention d'images pédopornographiques, de corruption, d'atteinte à l’intimité, d'un viol ainsi que d'agressions et de tentatives d'agressions sexuelles sur une trentaine de garçons âgés, pour la plupart, entre 6 et 9 ans.
Bientôt un deuxième procès ?
Les faits remontent notamment à un voyage scolaire organisé en Irlande en 2023. Lors du procès, de nouveaux éléments ont, par ailleurs, été révélés et pourraient conduire à l'identification de nouvelles victimes. L'avocate de la défense n'exclut pas la possibilité "d'un deuxième procès".
"Monsieur Ars s'est montré assez fermé pendant le temps du procès", reconnaît Virginie Gagnard, avocate de la défense. Elle relève toutefois son évolution au cours des derniers jours : "on l'a senti s'ouvrir un peu, se fissurer et exprimer ses ressentis par rapport aux victimes et aux dégâts qu'il a pu faire".
"La colère, les réactions, les émotions ont été très vives pendant les débats, souligne, quant à elle, Maître Elodie Brault, avocate de trois parties civiles, à la sortie du tribunal. Nos clients sont restés dignes et repartent pour beaucoup avec un goût d'inachevé, au vu des révélations à l'audience".


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