Les obsèques de Bernadette Chirac
Monseigneur Riocreux, évêque émérite de Pontoise et de la Guadeloupe, célébrera cet après-midi les obsèques de Bernadette Chirac. La célébration aura lieu à 14 h 30 à Paris, à la basilique Sainte-Clotilde, comme elle l’avait souhaité. Monseigneur Riocreux était dans la matinale ce matin.
© Bernadette ChiracRCF Notre Dame : Vous connaissiez bien Bernadette Chirac ?
Monseigneur Riocreux : "Depuis des dizaines d'années, mon oncle a été évêque de Tulle, ce qui explique l'amitié par la Corrèze et par Paris. Et nous nous sommes rencontrés très souvent, y compris dans les derniers temps."
Vous l'aviez accompagné jusqu'à la fin de ce moment ?
Je l'ai accompagnée pour lui porter la communion régulièrement.
Et justement, cet après-midi, vous allez célébrer ces obsèques. Comment on prépare de tels obsèques ?
Tout simplement avec le curé de la paroisse, le Père Ollier, quelques personnes, et puis sa fille surtout, Claude. Puisque c'est une cérémonie à la fois familiale et bien sûr nationale, en rendant hommage à cette femme, une dame de cœur, mais surtout une chrétienne.
Bernadette Chirac avait-elle elle-même choisi les textes qui seront lus cet après-midi ?
Non, elle a simplement émis quelques souhaits que nous avons respectés.
Lesquels ?
Ce sera le Père Patrice Sicard qui donnera l'homélie, parce qu'il l'a aussi connue et accompagnée. Et ce sera la messe animée par la maîtrise de Notre-Dame, dans le souvenir aussi des funérailles de Laurence, leur fille, en 2016, qui avaient eu lieu à Sainte-Clotilde. Et en rappelant d'ailleurs que Bernadette avait été confirmée dans l'église de la basilique Sainte-Clotilde, et c'est là qu'ils s'étaient mariés avec Jacques Chirac, en 1956.
Bernadette Chirac, qu'on disait souvent catholique pratiquante, Monseigneur Riocreux, quelle place Dieu avait-il dans sa vie ?
La prière, la prière, puisque c'était une chrétienne. Elle était très fière de dire "j'ai été appelée, à mon enfance, au moment de mon baptême, Bernadette, en souvenir de Bernadette Soubirous, Thérèse, Thérèse de Lisieux, et Marie" et elle fait partie de l'Église, elle était d'Église, et elle aimait participer, bien sûr, à tous les rassemblements, et elle a accueilli maintes fois Jean-Paul II.
Et elle vous a visité plusieurs fois, je crois, chez vous, là où vous habitez, Monseigneur ?
Oui, oui. Nous nous sommes rencontrés en Nouvelle-Calédonie, où j'étais prêtre il y a 40 ans de cela, et ici même, à Paris, de très nombreuses rencontres.
Comment on accompagne de tels obsèques, puisque dans l'assemblée, il y aura de nombreux personnages politiques de premier plan, pour les obsèques de Bernadette Chirac. L’église catholique a-t-elle aussi un message à faire passer, un message d'amour et d'espérance ?
Le message, c'est celui de la fête du Sacré-Cœur, puisqu'on a pris les textes de la messe du Sacré-Cœur aujourd'hui, et puis on évoque bien sûr la figure de la défunte, mais aussi on prie simplement dans les messages qui seront faits, c'est-à-dire au moment de la prière universelle.
Cela peut-il être un acte d'évangélisation pour les puissants ?
Bien sûr, parce que beaucoup vont venir par amitié pour la défunte, mais aussi pour écouter le message qui sera donné, et le message, c'est l'évangile tel qu'il a été vécu par Bernadette.
Est-ce que pour un évêque, il y a une forme d'appréhension à accompagner des obsèques aussi importantes ?
Oui, bien sûr. Alors on se prépare, on réfléchit, on prie intérieurement, en espérant que les mots qui seront prononcés toucheront ceux qui seront là, et puis c'est la liturgie de l'Église catholique.


Chaque jour, toute l'actualité des diocèses de Paris et de l'Ile de France, dans la matinale à 7h05




