Les maraudes auprès des sans-abris s'accélèrent pour la canicule
De nombreuses associations qui s’occupent des sans-abris à l’année doivent renforcer leurs effectifs pour mener des maraudes, aussi nécessaires en période de canicule qu’en hiver. C’est le cas de l’Ordre de Malte. Lisa Pires, responsable des maraudes à Toulouse, nous aide à en savoir plus au micro de RCF Notre-Dame.
Un sans-abri est allongé sur un banc public. © hongquan7749 par PixabayOn y pense moins en été qu’en hiver. Les associations caritatives doivent faire appel à plus de bénévoles et lancer des maraudes pour aider les sans-abris à faire face à la canicule. Ces derniers sont les premières victimes des îlots de chaleur, sur le béton qui accumule et restitue la chaleur, y compris la nuit. « On a 66 bénévoles dédiés à la canicule à Toulouse », confirme Lisa Pires, elle aussi bénévole et responsable des maraudes de l’Ordre de Malte dans cette ville.
Bouteilles d’eau et brumisateurs
Le plus grand manque, c’est l’eau. « La distribution de bouteilles d’eau, c’est notre priorité parce qu’on passe en plus des maraudes habituelles, explique-t-elle. On a aussi des brumisateurs pour se rafraîchir et on leur conseille les centres d’accueil. » C’est-à-dire « des casernes de pompiers ou des salles communales ». Il est encore plus difficile, en effet, de se rafraîchir en été que de se réchauffer en hiver.
D’autant que contrairement à l’hiver, il n’y a pas de trêve hivernale pour empêcher les locataires d’être expulsés. Il y a également moins de centres d’hébergement climatisés ouverts. En revanche, le plan Orsec « chaleurs extrêmes », déclenché pour la toute première fois par le gouvernement dans les départements en vigilance rouge, peut servir. « Toute aide est bonne à prendre, abonde Lisa Pires. Mais ce n’est pas suffisant. Bien évidemment, il n’y a pas assez de places dans les centres pour tout le monde. » D’où le besoin important de maraudes.


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