Les canicules font souffrir les hôpitaux clermontois
Plus de 30°C dans les chambres, du système D et de l'absentéisme. Les canicules de cet été, qui s'étendent maintenant en septembre, touchent fortement les hôpitaux.
Les brancardiers de l’hôpital Émile Roux du Puy-en-Velay étaient en grève dès le 5 février 2026 pour réclamer plus de moyens, les mêmes revendications qu'aujourd'hui. © RCF Haute-LoireLes canicules auront été très difficiles à vivre dans les hôpitaux de Clermont. "Tous sites confondus, même les bâtiments récents, on s'est retrouvé à mettre des couvertures de survie sur les surfaces vitrées parce qu'il n'y a pas de volet roulant ou de brise-vue" pointe Christophe Cibert, délégué syndical CGT au CHU de Clermont-Ferrand.
Des conditions difficiles pour le personnel et les patients
Cela fait que de nombreuses chambres ont dépassé les 30°C. Une température à laquelle tout le monde souffre. "La température est quand même très difficile à supporter, autant pour les personnels, que pour les patients." Les patients qui ont le plus souffert de cette température sont notamment ceux alités, qui n'ont pas "la possibilité de bouger" et pour qui "c'est horrible". Si certaines chambres ont pu profiter de climatisations ambulantes, ce n'est pas le cas de toutes.
Pour les personnels, cela a entraîné un absentéisme important. Les soignants restants ont donc dû compenser ce manque de bras. "Les personnels n'ont pas eu forcément les congés auxquels ils avaient droit car il faut maintenir le plus de lits ouverts, avec moins d'effectifs. Ce qui fait qu'à la fin, on continue de fermer les lits" retrace le délégué syndical CGT.
Des mobilisations à venir ?
Si une journée de mobilisation nationale avait été avancée pour le mardi 8 septembre, ce mouvement devrait être assez peu suivi en Auvergne. La fatigue des équipes en cette rentrée ne permettait pas la mise en place d'une mobilisation à grande échelle. Mais Christophe Cibert espère pouvoir fédérer les luttes avec notamment les pompiers, dont les mouvements sociaux commencent à se structurer après une saison estivale où les feux se sont multipliés. Il pourrait donc y avoir quelques perturbations dans les hôpitaux auvergnats le 15 et 29 septembre.
