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Les Bougies de Charroux inaugurent leur nouveau site de production
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Les Bougies de Charroux inaugurent leur nouveau site de production

Un article rédigé par Juliette Moyer - RCF Allier,  -  Modifié le 12 octobre 2021
Les bougies de Charroux dans la cour des grands. Cette entreprise familiale, créée en 2007 vient de quitter les 300m2 d'une ancienne grange qu'elle occupait à Charroux depuis sa création pour investir les 1500 m2 d'un bâtiment neuf au coeur de la zone du Naturopole à St Bonnet de Rochefort. Son ambition : continuer à s'étendre à l'international tout en gardant le savoir-faire artisanal.
 
Les bougies de Charroux sur leur nouveau site de production Les bougies de Charroux sur leur nouveau site de production

Il était une fois... Comme toutes les contes, celles des bougies de Charroux commencent par une histoire d'amour. Celle de Jean-Paul Corgnet et de sa femme Joëlle. Un coup de coeur pour un  des plus beaux villages de France, Charroux et une idée, celle de fabriquer des bougies de façon artisanal. De la maison du XVe siècle à côté de l'église du village aux 1500m2 d'un bâtiment flambant neuf, désormais installé sur le site du Naturopôle à Saint-Bonnet de Rochefort, le succès a été fulgurant.

Et c'est désormais à Pierre Corgnet, l'un des fils de reprendre le flambeau avec à l'esprit l'envie de faire de cette aventure familiale une entreprise où "l'on a envie de venir le matin pour y travailler".

Lorsque la communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne a lancé une seconde tranche d'aménagement/extension sur la route en face du Naturopôle, le jeune entrepreneur n'a pas hésité.

Le bâtiment a été inauguré ce mardi 12 octobre

Après deux ans de réflexion suivies de travaux, Pierre Corgnet est installé depuis le 15 juillet sur le site. Une boutique témoin au rez-de chaussée et juste à côté, le lieu de fabrication des bougies.

Les odeurs quasi entêtantes ne font cependant pas tourner la tête au chef d'entreprise. Sur 2,2 millions du projet, plus de 20% ont été consacrés à l'ergonomie des lieux de travail. Des écrans adaptés, des salles de visioconférences pour renforcer la qualité du télétravail, une isolation phonique pour ne pas entendre le brut des pots en verre qui s’entrechoquent : tout est fait que pour les 25 salariés soient à l'aise.

 

"NOUS SOMMES DES ARTISANS DIGITAUX"

 

Quant aux perspectives, elles sont nombreuses avec l'ouverture d'une centaine de boutiques à horizon de 5 ans. Actuellement, les Bougies de Charroux en comptent 17 en France, en Belgique et au Canada. Ces nouvelles implantations débuteront en 2022. Pierre Corgnet espère également proposer à des entrepreneurs et entrepreneuses de se franchiser "car on n'est jamais aussi bien qu'avec des gens qui connaissent leur ville". Mais aussi des embauches. Même si, le reconnaît Pierre Cornet,"il ne faudra pas se tromper. Nous allons recruter sur la production (actuellement 5000 pots/jour) mais aussi sur les métiers du digital dont certains n'existent pas encore".

 

Car au-delà d'une présence physique, c'est sur les technologies qu'il mise pour l'avenir. La crise sanitaire a boosté les ventes sur internet et accéléré les projets initiaux de développement de e-commerce. " Les enjeux digitaux sont au coeur de notre stratégie d'une usine 4.0 Si vous n’êtes pas omnicanal, si vous ne donnez la possibilité aux clients de commander depuis leur canapé pour une livraison à domicile, en boutique ou chez leur buraliste, vous ne survivrez pas. Nous sommes des artisans digitaux".

 

 

Et si le développement se poursuit, Pierre Corgnet a une réserve foncière qui lui permettra de doubler la surface du bâtiment en cassant seulement un mur.

 

 

D'ici là, ce sont les fêtes de Noël qui se profilent avec un nouveau parfum présenté mi novembre et un calendrier de l'Avent.

Noël qui se vit d'ailleurs un peu tous les jours pour le maire de Saint Bonnet-de-Rochefort Henri Giraud. "Avec toutes ces installations, nous avons un RPI qui fonctionne bien grâce à une centaine d'élèves. Toutes nos maisons sont louées ou achetée. Nous avons pu ouvrir une boulangerie, garder notre supérette et bientôt, le restaurant devrait avoir un nouveau propriétaire".

 

 

Et l'histoire économique du site devrait de nouveau s'écrire en décembre avec l'ouverture de l’entreprise D-Lab consacré aux compléments alimentaires et dirigée par Fleur Phélipeau.

 

 

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