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Les 100 premiers jours d'Antoine Armand à Annecy : "Je m'engage à ne pas augmenter les impôts sur ce mandat"

Les 100 premiers jours d'Antoine Armand à Annecy : "Je m'engage à ne pas augmenter les impôts sur ce mandat"

Un article rédigé par Victorien Duchet - RCF Haute-Savoie, le 1 avril 2026 - Modifié le 1 avril 2026
L'Invité local · RCF Savoie Mont-BlancLes 100 premiers jours d'Antoine Armand : "Le plan de circulation sera revu"

Annecy a retrouvé ses premiers amours à l'issue des élections municipales. Le centre-droit, incarné par une nouvelle génération d’élus, des novices, mais aussi des "vieux briscards" de retour, après la parenthèse écologiste. Indemnités des élus, fiscalité, plan de circulation, votations, le maire d'Annecy Antoine Armand détaille ses premières mesures.

Antoine Armand est à la tête d'une majorité allant du centre gauche à la droite. ©Anaïs Binghinotto/RCF Savoie Mont-BlancAntoine Armand est à la tête d'une majorité allant du centre gauche à la droite. ©Anaïs Binghinotto/RCF Savoie Mont-Blanc

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur le player pour l'écouter en intégralité.

RCF : Une séance d'installation marquée par une passe d’armes, la première de votre mandat, avec Alexandre Mulatier-Gachet, votre premier opposant désormais, ancien premier adjoint de votre prédécesseur François Astorg. Il s'est ému du maintien de la hausse de 25% des indemnités des élus, alors que certains de votre liste, quand ils étaient dans l’opposition, s’étaient insurgés contre l’augmentation des indemnités. Comment vous justifiez auprès des Annéciens votre position qui est la suivante, de maintenir la majoration des indemnités, et en même temps, de dire que la Ville est dans une situation financière préoccupante ? 

Antoine Armand : J'ai demandé aux services dès lundi le lancement d'un audit financier, patrimonial, organisationnel de qualité de vie au travail, qui nous permettra de déterminer la situation financière de la Ville. Le problème, ce n'est pas la majoration des indemnités, mais davantage l'absentéisme des élus. Avec moi, c'est terminé ! Les Annéciens nous demandent du sérieux, de la dignité, de la transparence. C'est pourquoi il y a aura des sanctions, des amendes, contre les élus qui ne respectent pas leurs obligations d'élus, qui ne siègent pas au conseil ou en commission. 

L'absentéisme des élus, ça suffit !

Pourquoi s’entourer d’autant d'adjoints ? Vous en avez 18, votre prédécesseur en avait 17, sans compter les maires délégués. On ne peut pas dire que dans ce domaine, vous avez marqué la rupture avec l’ancienne majorité écologiste ?   

A.A : C'est un choix assumé. Les associations en charge du handicap nous demandent un adjoint en charge du handicap, les gendarmes, les commerces de proximité, ont besoin d'un interlocuteur privilégié. En revanche, il n'y aura aucune hausse de l'enveloppe globale des indemnités des élus. Il y aura donc un peu moins de conseillers délégués. 

Votre premier adjoint, Anthony Granger, est l’adjoint aux finances. Un choix fort également de mettre les finances au cœur de votre début de mandat. Durant votre campagne, vous aviez annoncé vouloir lancer dès les premiers jours un audit interne. Alexandre Mulatier-Gachet l’a répété encore samedi au CM d’installation, on laisse une situation financière saine. Manifestement, vous n’avez pas confiance à l’ancien premier adjoint. Qu’êtes vous sur le point de découvrir, ou qu’avez-vous découvert qui puisse intéresser les Annéciens ? 

A.A : Les services ne sont pas en cause. Mais nous devons nous assurer qu'il n'y a pas de mauvaise surprise laissée dans les placards ! Mais je peux d'ores et déjà vous dire qu'il y a un certain nombre de dossiers qui ne me paraissent pas coller au cadre règlementaire, et que nous présenterons aux Annéciens dans les prochaines semaines. Nous lancerons ce vendredi un audit municipal sur le chantier de l'Hôtel de Ville. Nous devons restaurer la confiance des Annéciens envers leurs élus.      

Plusieurs dossiers que j'ai découvert sur mon bureau ne me paraissent pas coller au cadre règlementaire 

Certaines rumeurs disaient que la ville était quasiment sous tutelle, est-ce qu’on en est vraiment là ? 

A.A : Non, la Ville d'Annecy n'est pas sous tutelle. En revanche, ce qui est préoccupant, c'est la mauvaise gestion interne, et de demander aux Annéciens de payer toujours un peu plus d'impôts. Il n'y aura aucune augmentation du taux d'impôts de la Ville d'Annecy sous mon mandat.

Allez-vous toucher au plan de circulation ? Et allez-vous rajouter des places de stationnement sur ces 100 prochains jours ? 

A.A : Oui, nous allons revoir le plan de circulation de manière pragmatique. On enlèvera ce qui a été fait en dépit du bon sens. Et nous allons ouvrir davantage de stationnement pour les automobilistes, grâce à des parkings relais avec l'agglomération, ou à Balleydier.      

Sur les propos du cardinal Jean-Marc Aveline, à l'Assemblée Plénière des Evêques à Lourdes, le 24 mars 2026, qui regrette "la violence croissante dans laquelle semble irrésistiblement devoir sombrer, année après année, le débat public".

A.A : Je partage les propos du cardinal Aveline. La violence explose. Je veillerai à ce qu'il n'y ait pas d'invective, pas d'attaque personnelle, au sein du conseil municipal. L'agressivité n'a pas sa place dans cette instance, venant de l'opposition, comme de la majorité. Pour davantage associer les citoyens à la politique locale, je propose une votation municipale annuelle, sur des questions de transports, d'équipements publics. Ce sont les conseils de quartiers, que nous relancerons avant l'été, qui proposeront des sujets, pour de futures votations, un peu comme sur le modèle suisse.

L'Invité local - RCF Savoie Mont-Blanc
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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