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RCF Légumes : le Cerafel veut garantir des prix rémunérateurs
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Légumes : le Cerafel veut garantir des prix rémunérateurs

Un article rédigé par La rédaction de RCF Côtes d'Armor - RCF Côtes d'Armor, le 26 juin 2024  -  Modifié le 7 juillet 2024

Un chiffre d'affaires en hausse mais des volumes en baisse. C'est le bilan de l'année 2023 dressé par le Cerafel, association de maraîchers et producteurs bretons, qui veut accompagner les nouvelles installations pour pérenniser les volumes et garantir des prix rémunérateurs.

Marc Kéranguéven, le président du Cerafel © Cerafel Marc Kéranguéven, le président du Cerafel © Cerafel

Malgré la tempête Ciaran, qui a occasionné des pertes estimées à moins 15 % sur le chou-fleur, notamment, l'année 2023 aura été plutôt bonne pour les 2 600 agriculteurs rassemblés au sein de l'association Cerafel, qui regroupe cinq coopératives dans le Finistère, les Côtes d'Armor et l'Ille-et-Vilaine. Le chiffre d'affaires a, en effet, progressé de 9%. En revanche, les volumes ont baissé : 609 000 tonnes (légumes et plants de pomme de terre), soit une légère baisse par rapport à 2022, liée à des baisses de surfaces sur certains légumes (chou-fleur, pommes de terre et haricots) et de rendements sur d’autres (chou-fleur, tomate, échalote).

 

Favoriser les installations pour pérenniser la production

 

Afin de pérenniser la production de fruits et légumes, horticoles et de plants, en Bretagne, le Cerafel développe 3 axes prioritaires : le développement des volumes, la rémunération des producteurs, et l’installation et la transmission.

L’ouverture, fin 2023, de la nouvelle endiverie, à Kerlouan (pour un investissement de 4 millions d’euros), vise ainsi à développer la production d’endives afin de répondre à une demande croissante des consommateurs. Equipée de salles réfrigérées, de salles de pousse et d’un atelier de conditionnement, elle a été dimensionnée pour une production équivalente à 1500 tonnes, et devrait ainsi permettre d’atteindre, dès la saison prochaine, les 6000 tonnes au niveau de la section régionale endive. L’objectif de ce nouvel outil collectif est de permettre aux producteurs, non endiviers, de diversifier leur rotation avec une culture courte et peu exigeante en main d’œuvre. Il permet aussi, outre la revalorisation des prix, de donner des perspectives aux producteurs et d’encourager l’installation des jeunes.

 

Garantir des prix rémunérateurs aux producteurs

 

Pour garantir ces prix rémunérateurs, le Cerafel veut contractualiser 30 % de la volumétrie annuelle par le biais de contrats rémunérateurs assurant un prix fixe pour une filière du frais soumis aux aléas climatiques et donc à la fluctuation des coûts. Depuis la fin de l’année dernière, il expérimente les contrats tripartite, pour le moment, sur le chou-fleur. Marc Kéranguéven, le président du Cerafel s’en explique : « Aujourd’hui (en juin), on vent des choux-fleurs, alors qu’ils ne sont pas encore plantés et qu’on ne connaît pas la météo. L’objectif est de dire aux producteurs, vous pouvez planter, on a déjà pré-vendu à un prix rémunérateur. De l’autre côté, on garantit, au client, des volumes, tout au long de l’année. C’est du gagnant gagnant pour tout le monde. »

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