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Léger écrémage au sein du parti LREM de Maine-et-Loire
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Léger écrémage au sein du parti LREM de Maine-et-Loire

Un article rédigé par Elisa Brinai avec Naïla Derroisné - RCF Anjou,  -  Modifié le 9 janvier 2019
Au sein du parti La République En Marche en Maine-et-Loire, plusieurs membres sont poussés vers la sortie. Le parti, issu d’un mouvement citoyen, est-il en train de changer de visage?

Ils ne sont certes qu'une poignée sur 4 000 adhérents que revendique le parti, mais certains d'entre eux étaient très impliqués et occupaient des positions de responsabilité. Plusieurs membres du parti LREM en Maine-et-Loire ont été écartés avec des motifs parfois peu clairs. Pour le moment, la direction du parti ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet. Une ancienne animatrice d'un comité local nous a confié ses impressions.
 

Suspendue avant de passer devant une commission

Elle a claqué la porte de La République En Marche en Anjou. L'ex-candidate aux élections législatives de la 3e circonscription, Anne Barrault, quitte le mouvement, alors même qu'elle faisait partie des premières à l'avoir rejoint. Elle n'est pas la seule: deux autres militants du département pourraient être mis sur le carreau. 

Avant de quitter La République En Marche, Anne Barrault animait un comité local. En décembre dernier, elle a reçu un courrier lui indiquant qu’elle était suspendue et convoquée devant la commission des conflits. "C'était surprenant de me sanctionner avant la commission, explique Anne Barrault. D'autre part, quand j'ai eu les éléments de mon dossier, je n'étais pas surprise, mais à mon sens, il n'y avait rien qui justifiait une sanction."
 

Le parti LREM tolère-t-il les points de vue divergents?

L'animatrice du comité local est sanctionnée, entre autres, pour un tweet où elle dit qu'elle aurait souhaité une élection des référents départementaux plutôt qu'une nomination, pour leur donner plus de légitimité. Anne Barrault regrette un climat différent par rapport aux débuts du mouvement En Marche : " On voulait renouveler les usages, c'est à dire l'entre-soi et la question de l'exemplarité. Il y avait une très forte attente de nos concitoyens, à laquelle nous n'avons pas su apporter de réponses."

Deux autres militants du parti pourraient être sanctionnés par la commission des conflits. Ils dénonçaient dans la presse locale le fait de ne pas pouvoir s’exprimer librement ou de ne pas pouvoir entreprendre des projets indépendamment du parti. La démission d'Anne Barrault intervient 8 mois après l'exclusion du Choletais Philippe Renaudet, candidat déclaré aux prochaines élections municipales de 2020. 
 

La direction du parti en Anjou très discrète

Nous avons contacté Benjamin Kirschner, le référent départemental de LREM. Il n'a pas souhaité s'exprimer sur notre antenne, expliquant que le parti attendait la décision de la commission, qui sera rendue le 16 janvier.  Il nous a également fait savoir que son parti se concentrait en ce moment sur l’organisation du Grand Débat et des élections européennes. 

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