"Le sport c'est l'école de la vie" : une convention nationale pour faciliter la pratique sportive signée à Clermont-Ferrand
Assurer une continuité de la pratique sportive de l'école jusqu'au club. C'est l'ambition d'une convention nationale signée hier à Clermont-Ferrand en présence de la ministre des sports, Marina Ferrari. Avec plusieurs athlètes auvergnat, elle a également rencontré des scolaires à l'occasion de la Semaine Olympique et Paralympique.
La ministre des sports, Marina Ferrari, a rencontré plusieurs champions auvergnats ce jeudi lors de son déplacement au stade Marcombes à Clermont-Ferrand. ©RCF Puy-de-Dôme/Stéphane MarcelotTaper dans un ballon, faire des figures de gym, sprinter pour faire un bon chrono… À l'occasion de la Semaine Olympique et Paralympiques, plusieurs sportifs auvergnats étaient réunis en présence de nombreux élus, dont le nouveau maire de Clermont-Ferrand Julien Bony, et de la ministre des sports, Marina Ferrari, pour défendre l'intérêt de la pratique sportive.
Agir face au fléau de la sédentarité
Une pratique en recul chez les jeunes : selon la Haute Autorité de Santé, deux tiers des 7-16 ans font moins d'une heure de sport par semaine. Ce constat inquiète le perchiste clermontois Renaud Lavillenie. Selon lui, "iI faut proposer à la nouvelle génération de nouvelles méthodes, de nouvelles activations pour faire venir les enfants sur les stades, [les inciter] à bouger".
Proposer à la nouvelle génération de nouvelles méthodes
Des évènements tels que la Semaine Olympique et Paralympique permettent aux scolaires de découvrir des sports. C'est dans ce cadre que s'inscrit le déplacement de la ministre et la signature d'une convention nationale entre le Rectorat et les services du sport à l'école. Un texte pour faciliter "un continuum" du sport, de l'école jusqu'au club, comme l'explique Marina Ferrari : "pour que chaque enfant ait la possibilité, en plus de l'éducation physique et sportive qu'il reçoit, de bénéficier d'une activité complémentaire".
Cette convention a été signée au stade Philippe-Marcombes, une superbe installation sportive clermontoise où l'on peut pratiquer le foot, le basket, l'athlétisme… Quid des territoires en manque d'infrastructures ? "L'État répond présent", assure la ministre, en aidant "les collectivités à développer les infrastructures sportives", et en accompagnant "les projets territoriaux de développement du sport".
C'est là où l'on rencontre les meilleures personnes, où l'on va vivre les meilleures émotions et les meilleurs moments
L'enjeu est crucial pour les champions présents sur place. Pour le lanceur de marteau clermontois, Yann Chaussinand, le sport permet d'inculquer l'esprit de compétition et permet des rencontres : "je pense que c'est là où l'on rencontre les meilleures personnes, où l'on va vivre les meilleures émotions et les meilleurs moments". Des rencontres facilitées également pour les personnes en situation de handicap, comme l'explique l'entraîneur montluçonnais de paratriathlon, Yannick Bourseaux : "le sport leur permet d'avoir des relations sociales et de se créer un réseau qu'on va avoir des difficultés à créer en dehors".
Inciter les 16-18 ans au bénévolat
Pour que les plus jeunes fassent du sport, il faut également des bénévoles. Ainsi une plateforme dédiée à l'engagement des 16-18 ans va voir le jour sur le site JeVeuxAider.gouv.fr afin qu'ils trouvent une mission proche de chez eux et s'investissent, par exemple dans un club sportif.


