Le Roi de l’Oiseau lance un appel à la mobilisation des commerçants du Puy-en-Velay
L’association du Roi de l’Oiseau, l’Office de commerce et de l’artisanat de l'Agglomération du Puy-en-Velay et la Chambre de commerce et de l’industrie de Haute-Loire appellent les commerçants et entreprises de l’Agglomération à soutenir les festivités Renaissance. Alors que plus de 100 000 festivaliers viennent chaque année mi-septembre, certaines échoppes ne se mobilisent pas ou peu pour faire vivre l’ambiance de ces fêtes. Les responsables du Roi de l’Oiseau souhaiteraient plus d’entrain.
De gauche à droite : Antoine Wassner, président de la CCI Haute-Loire, Jean-Louis Roqueplan, le metteur en scène des fêtes renaissance, Gérard Langrené, président de l'association du Roi de l'Oiseau, Hacène Djerdi, président de l'Office de commerce et de l'artisanat de l'Agglomération du Puy-en-Velay ©Martin Obadia - RCF Haute-LoireLa 41e édition des fêtes renaissance du Roi de l’Oiseau se tiennent du 16 au 20 septembre 2026 dans toute la ville du Puy-en-Velay. Ce temps fort pour la cité mariale est un outil d’attractivité, « un coup de pub monumental pour notre ville » selon Antoine Wassner, le président de la CCI de Haute-Loire. Plus de 100 000 personnes viennent, et parfois de loin pour vivre cette ambiance si particulière des campements, des tavernes et des spectacles de rue.
Sauf que la fête serait encore plus belle si la majorité des commerçants, qui le peuvent, se mobilisait, message adressé par la CCI, l’Office de commerce et l’association du Roi de l’Oiseau.
Un message pour changer de regard
Les différents acteurs réunis dressent le constat que certains commerçants ne jouent pas trop le jeu des festivités. Ils n’achètent pas le macaron de l’édition (35€), ne font pas vivre l'ambiance ou sont même fermés. Comme dans chaque événement d’ampleur dans la cité vellave il y a « toujours une petite frange de gens qui disent : je vais moins travailler ce jour-là » explique Antoine Wassner. Selon lui il y a un besoin de casser cette image. « L’attractivité d’une ville est bonne pour le commerce ». Les visiteurs viennent par exemple pour le Roi de l’Oiseau et peuvent avoir envie de revenir plus tard.
Un avis que partage Hacène Djerdi, le président de l’Office de commerce et de l’artisanat de l’Agglomération du Puy-en-Velay qui précise avant tout qu’une centaine de commerçants avaient acheté le macaron en 2025. Il rappelle également que « le commerçant n’est pas contre le Roi de l’Oiseau [mais] il peut avoir l’impression qu’il ne lui apporte rien ». Il dit avoir fait une enquête. 65 à 70% des commerces qu’il a sondés pensent que les retombées sont plus tard. « Ils sont conscients, pour la plupart que la semaine du RDL, les gens ne viennent pas pour ça, ils viennent plutôt pour les festivités mais quand ils déambulent ils ne sont pas sur internet ». Ils peuvent revenir plus tard pour consommer dans les commerces « c’est toujours en décalé, c’est toujours difficile à quantifier » affirme t-il. Pour lui les animations c’est ce qui fait que les clients peuvent revenir.

Un dispositif pour inciter les commerçants à se mobilier
Tous les acteurs réunis les appelle à soutenir le Roi de l’Oiseau et à se mobiliser à ses côtés. « A un moment il faut un peu de collectif » lance Antoine Wassner, « une vie économique, elle vient de tous les côtés, elle vient principalement chez nous de la culture et du patrimoine, il faut savoir en profiter ». Hacène Djerdi lui lance un appel particulier aux restaurateurs qui, peuvent paraître, pour certains très critiques de la fête. Ils « doivent faire un effort. Si il y a bien une corporation qui travaille ce week-end là, c’est bien nos amis restaurateurs, ils ne peuvent pas nous dire l’inverse». Il en appelle notamment à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie du département (UMIH43) pour « rebooster » ces commerçants.
Pour l’association du Roi de l’Oiseau, « il est important de travailler avec les commerçants » explique Gérard Langrené, son président. C’est aussi un outil de motivation et d’engagement pour les bénévoles d’avoir ces professionnels à leurs côtés selon l’association. Elle avait lancé des initiatives ces dernières années pour les mobiliser comme le concours de vitrines avec des décorations mais ça n’avait pas été très suivi. Pour l’édition 2026, même si un macaron à 35€ ça fait « grincer des dents », l’association propose 2 packs. Un à 70€ comprenant le macaron, le guide pratique, une affiche et 10 entrées au marché renaissance (2€ l’unité), à offrir aux clients. « Ça peut toujours faire plaisir » explique Gérard Langrené. L’autre pack est à 100 €. Il comprend, en plus, une médaille de l’édition. Il s’agit d’un engagement symbolique et un moyen « de s’inscrire pleinement dans l’ambiance de la fête et de valoriser leur engagement auprès de leur clientèle » selon la CCI. Ces packs sont vendus à toutes les entreprises qui souhaitent soutenir la manifestation. Ils seront mis en ligne sur le site achetezaupuy.com, ce qui permettra de toucher plus de monde et même des structures en périphérie du Puy-en-Velay. Des personnes et des entreprises peuvent aussi devenir mécènes du festival.
Gérard Langrené rappelle que les retombées économiques du Roi de l’Oiseau sont de l’ordre de 7 à 9 millions d’euros pour le territoire.
Le Roi de l’Oiseau lance La blanque, un jeu de hasard
Pour la 41e édition, l’association a décidé de relancer une tradition, autorisée en 1539 par François 1er, c’est le jeu de la Blanque, l’ancêtre de la loterie. Les clients pourront retirer un bulletin de participation dans les commerces partenaires. Ils devront ensuite être déposés dans un tonnelet installé sur le parvis de la mairie. 2 tirages au sort auront lieu le vendredi 18 septembre (18h30, 20h) et 2 le samedi 19 septembre (15h30, 19h30). 3 gagnants seront désignés. Ils pourront repartir avec un sac rempli de cadeaux et un chèque Happy KDO de 50€ à utiliser dans les commerces de l’Agglomération du Puy-en-Velay.

