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Le printemps de la langue alsacienne à Sélestat - Philippe Rauel
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Le printemps de la langue alsacienne à Sélestat - Philippe Rauel

Un article rédigé par Thierry Weber - RCF Alsace, le 22 mars 2024  -  Modifié le 9 avril 2024
Les Trois Questions · RCF Alsace Le printemps de la langue alsacienne à Sélestat - Philippe Rauel

Qui dit printemps en Alsace dit souvent le printemps de la langue régionale : le Friehjohr fer unseri Sproch. Des événements pour promouvoir la langue régionale un peu partout, comme Sélestat jusqu’au 28 avril. 

On en parle avec Philippe Rauel, responsable du Service Festivités et Animations Culturelles de la ville.

© Ville de Sélestat © Ville de Sélestat

 

RCF Alsace : Vous avez lancé ce printemps de la langue régionale dimanche dernier avec un spectacle. Qu'est-ce que ça représente  ce printemps de la langue régionale à Sélestat?

Philippe Rauel : Alors à Sélestat, ça a une connotation un petit peu particulière parce que nous avons des forces de frappe locale comme les Schlettstadter Sterickle, donc les cigognes sélestadienne en traduction littérale et nous avons aussi des classes bilingues. Donc l'alsacien est encore tout à fait vivant et pratiqué avec la jeune génération. Mais il y a aussi ici beaucoup d'amateurs de théâtre alsacien, des musiciens et donc en fait, c'est vraiment une force de frappe qu'on met en scène depuis 20 ans. Et dimanche dernier, effectivement, on a eu droit de nouveau à aux classiques du genre, à travers des sketchs qui ont illustré un petit peu cette année de l'olympisme qui va finalement être organisée au niveau national, mais aussi tous ces enfants qui ont exprimé leur vision du sport avec des chansons en alsacien, avec des mises en scène autour de cette thématique de l'Alsace. Et puis pourquoi au printemps ? Parce que finalement on sort d'une période hivernale un petit peu de latence et que c'est comme si le dialecte alsacien allait renaître finalement, avec les beaux jours, avec ce soleil qui revient.

RCF ALSACE : Si on doit cocher deux ou trois dates sur sur notre agenda, si on veut se rendre chez vous à Sélestat, qu'est ce qu'on pourra y voir jusqu'au 28 avril ? 


Philippe Rauel : Je vais commencer par le 28 avril, puisque là, avec la paroisse, on a décidé de mettre en place, juste après les années Covid, une messe en dialecte, ce qui est tout à fait original. Donc le dimanche 28 avril à 10 h 30, dans notre église de Saint-Georges, il y aura une messe en dialecte où les chants seront en alsacien et où notre curé fera son sermon en alsacien aussi. C'est un beau clin d'œil aussi que ces traditions qui s'unissent à ce temps de fêtes. Et ça, ça clôturera l'ensemble. Mais en amont, il y aura des activités ciblées comme à la Maison du Pain d'Alsace qui est aussi connue, très connue maintenant, avec des confections de brioches aux identités alsaciennes. Et bien sûr, on fabriquera des bretzels. C'est ce qu'on appelle les ateliers duos, trios, main à la pâte. Ça, ce sera le mercredi 24 avril à 14 h à la Maison du Pain. Et puis après, ce qu'on a voulu aussi, c'est que tout au long de ce mois c'est que  ces enfants, cette jeunesse aillent aussi au contact des personnes âgées, dans les maisons de retraite pour partager ce temps de fête. Car qui mieux  que nos aînés finalement, pour replonger dans ces souvenirs de chansons typiquement alsaciennes et d'une ambiance qui a vraiment marqué des esprits au fil des dernières décennies. Aussi des visites guidées,  qui auront lieu le samedi 6 avril à 14 h 30, où là on sera plus dans une approche culturelle et technique du patrimoine sur les maisons à pans de bois et les familles qui ont habité dans ces maisons qui font la richesse d'un des quartiers de Sélestat. C'est très varié, très très riche.

RCF Alsace : Vous l'avez mentionné un peu avant à Sélestat, il y a, comme dans d'autres endroits en Alsace encore, cette culture de la langue régionale. Néanmoins, est ce que ça reste un défi d'organiser un événement comme celui ci ? Vous avez aussi parlé des générations, de faire ce lien entre les jeunes et les plus âgés...

Philippe Rauel : Alors, c'est un défi parce qu'effectivement la nouvelle génération ne pratique pas plus forcément le dialecte alsacien. Et c'est un défi parce que c'est un mélange de culture, mais qui fait sa richesse. En fait, c'est une culture à la fois franco-française mais une culture aussi alsaco-française. Et je trouve que finalement c'est une vraie richesse. Donc un défi oui et non, parce que comme je le disais déjà à Sélestat, on a vraiment des personnes très investies, qui sont passionnées, qui sont  dans cette identité alsacienne. Sans aller jusqu'à un certain extrémisme, qu'on soit d'accord, c'est vraiment dans ce qu'ils ont connu durant leurs jeunes années, à travers,  l'alsacien. Et donc c'est un défi de pouvoir tous les réunir, d'aller dans une même direction pour donner à l'alsacien ses lettres de noblesse.

 


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