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Le lion de Gironde, Philippe Madrelle, est décédé
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Le lion de Gironde, Philippe Madrelle, est décédé

Un article rédigé par RCF - RCF Bordeaux,  -  Modifié le 28 août 2019
On a appris le décès ce mardi 27 août de Philippe Madrelle. Grande figure politique girondine, il s'est éteint à l'âge de 82 ans des suites d'une longue maladie.

Philippe Madrelle  a longtemps occupé le poste de président du Conseil Général de Gironde (notamment) et il a longtemps été considéré comme le patron de la gauche dans le département. 

Né à Saint-Seurin-de-Cursac, en avril 1937, il plonge dès l’enfance dans le grand bain de la politique. Son père est le maire SFIO de ce village du Nord Gironde et il reçoit à la maison nombre de personnalités de gauche, associe volontiers sa famille aux préparatifs des campagnes électorales. Philippe Madrelle s’engage tout jeune et milite au parti socialiste.

Devenu professeur d’anglais, à Ambarès-et-Lagrave, il y est élu conseiller municipal en 1965 et, dans le même temps, est suppléant du député de la quatrième circonscription de la Gironde, René Cassagne. C’est à son décès, en 1968, qu’il devient lui-même député. S’enchaîne alors un parcours politique unique.

Conseiller général de Carbon-Blanc puis conseiller municipal de la ville à laquelle il va lier son nom, il en devient le maire en 1976. C’est en cette même année qu’il est élu président du Conseil général de la Gironde. Il est le plus jeune président d’exécutif départemental de France. Réélu député en 1978, il devient sénateur à partir de 1980. Constamment réélu à la tête du Département, avec une parenthèse de 1985 à 1988, il quittera cette fonction au moment où l’institution devient Conseil départemental et c’est Jean-Luc Gleyze qui lui succède en 2015.

Il aura été également président du Conseil régional d’Aquitaine de 1981 à 1985. Au moment de son décès, il était toujours sénateur de la Gironde…

Philippe Madrelle fut un décentralisateur acharné. Fervent défenseur des petites communes, Philippe Madrelle a aussi accompagné et encouragé nombre de femmes et d’hommes politiques qui auront fait leur chemin : Alain Rousset, Alain Anziani, Michèle Delaunay, Gilles Savary, entre autres…

Nombreux sont ceux qui rendent hommage depuis son décès, de tout bord politique.

Alain Rousset, président du Conseil Régional d'Aquitaine : "Je lui dois tout... Ce laboureur infatigable du plus grand département de France laissera l'image d'un homme toujours proche, attentif et soucieux de chacun".

Michèle Delaunay, ancienne députée de Gironde, conseillère municipale à Bordeaux : "Je salue avant tout le courage et le panache de Philippe Madrelle en face d'une maladie dont il savait tout, c'est là que se retrouvent les grands combattants".

Gilles Savary, ancien député : "Son décès est pour moi une perte irréparable".

Philippe Buisson, maire de Libourne : "Il fut si longtemps notre capitaine et notre boussole politique que nous apprenons avec une profonde consternation la disparition de Philippe Madrelle".

Nicolas Florian, maire de Bordeaux : "Au dela des oppositions, son sens de l'action publique, sa détermination et son caractère forçaient au respect".

Olivier faure, premier secrétaire du PS : " Adieu Philippe, à force on avait fini par croire que ni la défaite ni la mort n'avait de prise sur toi".

François Hollande, ancien Président de la République : "Il a fait honneur au socialisme".

Manuel Valls, ancien Premier Ministre :  "son expérience va manquer".

Christine Bost, maire d'Eysines :  "La ténacité, la force des convictions, l'énergie, la combativité, la Gironde dans les veines, l'attention aux autres, la transmission, c'est ce que Philippe Madrelle incarnait pour moi".

Benoit Simian, député LREM : "Une figure emblématique du socialisme auprès de qui j'ai beaucoup appris".

 

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