JavaScript is required
Accueil
Le chantier du phare du Petit-Minou entre dans une nouvelle phase

Le chantier du phare du Petit-Minou entre dans une nouvelle phase

Un article rédigé par Océane Théard - RCF Finistère, le 12 février 2026 - Modifié le 12 février 2026

Un bijou du patrimoine breton qui va s’offrir une nouvelle jeunesse. Les travaux de restauration du phare du Minou à Plouzané ont commencé en janvier et vont entrer dans une nouvelle phase. Après la construction d’un échafaudage tout autour du phare, il sera ensuite complètement fermé au public pour débuter par des travaux de désamiantage et déplombage.
 

Le montage de l'échafaudage est presque terminé, il restera ensuite à le bâcher, puis à poser un chapeau, un parapluie tôlé de 2,50 mètres. (Crédit photo: Océane Théard)Le montage de l'échafaudage est presque terminé, il restera ensuite à le bâcher, puis à poser un chapeau, un parapluie tôlé de 2,50 mètres. (Crédit photo: Océane Théard)

Aujourd'hui ne fait pas exception. Le phare du Petit-Minou est battu par les vents et une pluie soutenue, des conditions musclées depuis début janvier. Le chantier du phare a débuté début janvier par la construction de cet échafaudage de 13 niveaux, 27,30 mètres de haut. Pour l'installer, l'entreprise locale Abarnou, a déployé une équipe constituée d'un chef d'équipe, de 3  monteurs-échafaudeurs et de 2 aide-monteurs, qui ont dû braver les éléments. "Nous on a l’habitude de travailler sur Ouessant, là ça ressemble aux conditions qu'on a sur Ouessant. C'est vraiment impressionnant même moi je suis surpris par rapport aux conditions qu'on a depuis début janvier. C'est assez complexe on va dire, mais on y arrive ! (...) Dès qu'il y a 60-70 km/h de vent on stoppe ", explique Mickaël Abarnou, chef de l'entreprise du même nom. Reste encore à bâcher entièrement cette immense robe de tôle, et à apposer un parapluie, lui aussi tôlé, pour assurer l'étanchéité, et que tous les corps de métier puissent travailler au sec. 

 

Une dépollution du bâtiment de février à mai

Car, après la fin du montage de l'échafaudage, place aux travaux de dépollution: désamiantage et déplombage. Ensuite pourront débuter les travaux de maçonnerie, ça c'est le domaine de Xavier Prigent, casque de chantier sur la tête et veste jaune fluo, il est chef d'équipe de Maison Grevet, spécialisé dans la maçonnerie traditionnelle et la taille de pierre. "On va venir faire les joints, faire des enduits les changements de pierres sur le parapet, et la lanterne aussi à démonter. On va remettre à l'identique, comme c'était avant! (...) Malgré la pluie qu'on a début janvier, on a que ça, que ça, que ça,  ici c'est un site exceptionnel, un chantier exceptionnel, ce sera le meilleur que j'aurais fait de ma carrière", sourit le chef d'équipe

Un échafaudage de treize étages, qui donne sur l'entrée du Goulet de Brest. (Crédit photo: Océane Théard)

 

"Un chantier hors-norme"

L’architecte du projet, Perrine Leclerc, de l’agence parisienne 1090 Architectes est bien d'accord. "C'est un chantier hors-norme, pas Notre-Dame, mais quand même!" plaisante-t-elle. Perrine Leclerc énumère les différentes étapes de cette première phase de chantier avec notamment l'hélitreuillage et la restauration de la lanterne du phare, prévue aux alentours du mois de mai, à l'issue du désamiantage et déplombage des parties hautes. "L’ensemble sera restauré par le service des Phares et Balises à Brest. Il faudra ouvrir le parapluie pour laisser passer la lanterne (...). Savoir aussi que c'est encore utilisé aujourd'hui malgré les GPS de façon très rapprochée par les marins, c'est aussi un aspect important de la conservation de ces monuments", poursuit Perrine Leclerc. Cette première phase de travaux devrait durer un an environ, avant une période d’aménagement de l’intérieur du phare. Une première étape pour un coût d’un peu plus d’1 million d’euros dont 400 000 euros du Loto du Patrimoine dont le phare a été lauréat pour la Bretagne en 2025.
 

Perrine Leclerc, architecte du projet. (Crédit photo: Océane Théard)

 

 

Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Pour aller plus loin

Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.