Le chantier du phare du Petit-Minou entre dans une nouvelle phase
Un bijou du patrimoine breton qui va s’offrir une nouvelle jeunesse. Les travaux de restauration du phare du Minou à Plouzané ont commencé en janvier et vont entrer dans une nouvelle phase. Après la construction d’un échafaudage tout autour du phare, il sera ensuite complètement fermé au public pour débuter par des travaux de désamiantage et déplombage.
Le montage de l'échafaudage est presque terminé, il restera ensuite à le bâcher, puis à poser un chapeau, un parapluie tôlé de 2,50 mètres. (Crédit photo: Océane Théard)Aujourd'hui ne fait pas exception. Le phare du Petit-Minou est battu par les vents et une pluie soutenue, des conditions musclées depuis début janvier. Le chantier du phare a débuté début janvier par la construction de cet échafaudage de 13 niveaux, 27,30 mètres de haut. Pour l'installer, l'entreprise locale Abarnou, a déployé une équipe constituée d'un chef d'équipe, de 3 monteurs-échafaudeurs et de 2 aide-monteurs, qui ont dû braver les éléments. "Nous on a l’habitude de travailler sur Ouessant, là ça ressemble aux conditions qu'on a sur Ouessant. C'est vraiment impressionnant même moi je suis surpris par rapport aux conditions qu'on a depuis début janvier. C'est assez complexe on va dire, mais on y arrive ! (...) Dès qu'il y a 60-70 km/h de vent on stoppe ", explique Mickaël Abarnou, chef de l'entreprise du même nom. Reste encore à bâcher entièrement cette immense robe de tôle, et à apposer un parapluie, lui aussi tôlé, pour assurer l'étanchéité, et que tous les corps de métier puissent travailler au sec.
Une dépollution du bâtiment de février à mai
Car, après la fin du montage de l'échafaudage, place aux travaux de dépollution: désamiantage et déplombage. Ensuite pourront débuter les travaux de maçonnerie, ça c'est le domaine de Xavier Prigent, casque de chantier sur la tête et veste jaune fluo, il est chef d'équipe de Maison Grevet, spécialisé dans la maçonnerie traditionnelle et la taille de pierre. "On va venir faire les joints, faire des enduits les changements de pierres sur le parapet, et la lanterne aussi à démonter. On va remettre à l'identique, comme c'était avant! (...) Malgré la pluie qu'on a début janvier, on a que ça, que ça, que ça, ici c'est un site exceptionnel, un chantier exceptionnel, ce sera le meilleur que j'aurais fait de ma carrière", sourit le chef d'équipe.

"Un chantier hors-norme"
L’architecte du projet, Perrine Leclerc, de l’agence parisienne 1090 Architectes est bien d'accord. "C'est un chantier hors-norme, pas Notre-Dame, mais quand même!" plaisante-t-elle. Perrine Leclerc énumère les différentes étapes de cette première phase de chantier avec notamment l'hélitreuillage et la restauration de la lanterne du phare, prévue aux alentours du mois de mai, à l'issue du désamiantage et déplombage des parties hautes. "L’ensemble sera restauré par le service des Phares et Balises à Brest. Il faudra ouvrir le parapluie pour laisser passer la lanterne (...). Savoir aussi que c'est encore utilisé aujourd'hui malgré les GPS de façon très rapprochée par les marins, c'est aussi un aspect important de la conservation de ces monuments", poursuit Perrine Leclerc. Cette première phase de travaux devrait durer un an environ, avant une période d’aménagement de l’intérieur du phare. Une première étape pour un coût d’un peu plus d’1 million d’euros dont 400 000 euros du Loto du Patrimoine dont le phare a été lauréat pour la Bretagne en 2025.



