Le champion olympique de canoë slalom Nicolas Gestin est à Quimperlé cette semaine
Il a remporté l'or aux JO de Paris en 2024, il est devenu champion du monde de canoë slalom en octobre 2025, Nicolas Gestin revient à ses racines à Quimperlé dans le Finistère pour la "Semaine de l'eau vive" du 16 au 22 février.
Nicolas Gestin aux championnats du monde à Tacen en Slovénie. (Crédit photo: Jules Lenarcic)Par tous les chemins, il y revient à Quimperlé. C'est ici que Nicolas Gestin a donné ses premiers coups de pagaie à l'âge de sept ans au club de canoë-kayak, et cette semaine, il revient en territoire quimperlois pour un évènement tout particulier, qui met son sport à l'honneur. Depuis lundi 16 février et jusqu'au dimanche 22 février, la "Semaine de l'eau vive" met en lumière la rivière Ellé et le site emblématique des "Roches du Diable", haut lieu du kayak et du canoë en Bretagne.
Au programme, des descentes en rafting, une séance de dédicaces avec Nicolas Gestin jeudi 19 février, suivie d'une projection du film "Big Water Theory", un film d'aventure qui relate les aventures de Nouria Newman, pionnière du kayak extrême au Pakistan. Mais aussi une course nocturne vendredi avec des champions du monde entier: Flavio Micozzi, Emma Vuitton, Luka Bozic, ou encore Adam Burgess, céiste britannique qui avait remporté la médaille d'argent en canoë slalom à Paris, mais aussi deux olympiennes françaises Camille Prigent et Marjorie Delassus en kayak dame et canoë dame.
Et ce week-end ne sera pas de tout repos, puisque les 21 et 22 février se tiendra la manche 1 de Coupe de France de canoë slalom aux Roches du Diable "avec un beau niveau d'eau et un bassin qui sera au top du top" se réjouit Nicolas Gestin.
Une "ferveur" autour de la rivière
Le céiste est attaché tout particulièrement à ce secteur. "Dès que je peux et qu'il y a de l'eau dans la rivière, je suis content de revenir naviguer dans les Roches du Diable. Et ce qui me fait très plaisir, c'est d'accueillir le gratin français et de sentir qu'il y a une ferveur autour de la rivière. (...) Je suis content de partager les "Roches du Diable sous leur meilleur jour avec les conditions qu'on va avoir."
Et cette ferveur, elle vient aussi des Quimperlois, qui ont suivi de très près les prouesses de Nicolas Gestin aux JO de Paris. "C'était un évènement hors-norme (...) C'est tellement satisfaisant de se dire qu'on a zéro regret et qu'on en a profité pleinement avec un résultat au bout. C'est une chance que je ne peux pas estimer et de réussir à rebondir en 2025, année post-olympique qui peut être compliquée en terme d'engagement mental, et de volonté de repartir, moi je l'ai abordé avec de la légèreté. J'ai senti que la confiance accumulée en 2024 et la préparation m'ont permis de m’exploiter pleinement en 2025", confie le jeune céiste.

Des championnats du monde à Oklahoma en juillet
Mais déjà se lance cette nouvelle saison 2026. Il y a la Coupe du monde à la fin du mois de mai à Tacen en Slovénie. Et aussi les sélections olympiques qui commencent dès maintenant, avec en point de mire les championnats du monde de la discipline qui auront lieu à Oklahoma du 20 au 26 juillet, sur le site même des prochains Jeux olympiques de Los Angeles, à l’été 2028.
De quoi continuer à mettre des étoiles dans les yeux des jeunes céistes quimperlois qui seront au rendez-vous cette semaine. "C'est aussi pour eux, les jeunes Quimperlois, qu'on accueille cette semaine, de voir les meilleurs Français et les meilleurs mondiaux naviguer aux Roches du Diable, d'un coup, tout devient un peu plus accessible je trouve", poursuit Nicolas Gestin.


