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Le 54e colloque du Groupe Français de Recherche sur les Pesticides pose ses bagages à La Rochelle, "très concernée" par les pesticides

Le 54e colloque du Groupe Français de Recherche sur les Pesticides pose ses bagages à La Rochelle, "très concernée" par les pesticides

Un article rédigé par Tanguy Sanlaville - RCF Charente-Maritime, le 27 mai 2026 - Modifié le 27 mai 2026
Grand Témoin Région en Nouvelle-AquitaineParler des pesticides et de leur impact : un colloque national à La Rochelle

Du 27 au 29 mai, La Rochelle accueille le 54e congrès du groupe français de recherche sur les pesticides. Un moment d'échanges important pour les scientifiques présents, qui prévoient également d'aller chercher le grand public. 

Du 27 au 29 mai, la question des pesticides sera abordée sous différents angles, en particulier l'impact sur la santé humaine et environnementale et les leviers pour en sortir. ©Frank Barske - PixabayDu 27 au 29 mai, la question des pesticides sera abordée sous différents angles, en particulier l'impact sur la santé humaine et environnementale et les leviers pour en sortir. ©Frank Barske - Pixabay

Le mercredi 27 mai débute à La Rochelle le 54e colloque du Groupe Français de Recherche sur les Pesticides (GFP). Jusqu’à vendredi 29, différentes conférences sont prévues pour échanger entre scientifiques. Ce samedi, une journée grand public est en outre organisée pour sensibiliser la population aux différents enjeux liés aux pesticides

Pour mieux comprendre le but de ce rendez-vous, qui accueille des chercheurs français et internationaux, nous avons reçu Jérôme Moreau. Il est chercheur à l’université de La Rochelle, membre du Centre d’Études Biologiques de Chizé (Deux-Sèvres)  et co-responsable de l’organisation du colloque.

RCF : Pour commencer avec les bases, comment définit-on un pesticide ? 

Jérôme Moreau : Le mot "pesticide" est composé de deux mots, "peste" et "cide". Cela signifie "tuer le vivant", "tuer les pestes", donc les ravageurs de cultures. Ce sont des molécules chimiques qui vont tuer le vivant. 

RCF : Vous faites partie des organisateurs du 54e congrès du Groupe français de recherche sur les pesticides. Quel est le but de ce groupe et quel est l'intérêt d'un tel rassemblement ? 

C'est une communauté de chercheurs français et internationaux, puisqu'on parle ici de scientifiques francophones, qui se réunissent tous les ans. Un colloque fait partie de notre vie, cela nous permet d'échanger, de voir les différentes avancées, de se rencontrer, de mettre en place des projets collaboratifs... 

C'est clairement la vie d'un scientifique, qu'il travaille sur les pesticides ou pas, et là c'est ce comité de chercheurs qui est fédéré autour de cette problématique des pesticides - au sens large : comment on analyse, comment on sort, quels sont les leviers... C'est clairement les pesticides au sens très large. Comme on a des domaines scientifiques très variés, l'intérêt, c'est de se rapprocher, de rapprocher des communautés qui parfois ne se parlent pas forcément. 

RCF : Pourquoi organiser ce colloque à La Rochelle ? 

C'est un colloque annuel qui tourne tous les ans dans les villes qui ont des laboratoires travaillant sur les pesticides : l'année dernière c'était à Perpignan, l'année dernière à Paris, il y a trois ans à Lyon... Il y a donc un appel à candidatures et la présidente du GFP nous a dit que ce serait bien de l'organiser à La Rochelle, puisqu'on a le Centre d’Études Biologiques de Chizé qui travaille beaucoup sur les effets des pesticides sur la faune sauvage. La Rochelle est en outre un bassin très concerné par la problématique des pesticides avec la question des cancers pédiatriques, donc on nous a proposés et on a accepté. C'est évidemment bénévole, mais on a accepté avec plaisir. 

RCF : Le colloque est réservé aux chercheurs, mais une "journée grand public" en accès libre est organisée le samedi 30 mai à l'issue des trois jours de congrès. Elle a lieu de 13h30 à 17h30 et sera répartie entre le Musée Maritime et le Common Lab. Pourquoi est-ce si important pour vous d'échanger avec la population ? 

Pour un scientifique, c'est fondamental. Quand on produit de la donnée, on écrit en général des publications très codifiées, généralement en anglais et qui en plus sont payantes. Ce n'est donc pas du tout accessible au grand public. Il faut qu'on sorte de nos laboratoires, qu'on simplifie notre message pour le mettre à portée des citoyens. 

L'objectif, c'est de diffuser de l'information éprouvée scientifiquement. On aura deux grands temps forts, avec des stands, où des chercheurs et des associations du territoire viendront présenter ce qu'ils font sur les pesticides et des conférences largement vulgarisées avec une table ronde à la fin pour discuter avec le public. On a invité trois chercheurs qui recouvrent les problématiques des pesticides : santé de l'environnement, santé humaine, solutions et agronomie. 

Pour retrouver tous les détails sur cette journée grand public, rendez-vous ici

RCF en Nouvelle Aquitaine
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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