Le 14 Juillet, vitrine du soutien européen à l'Ukraine
Demain dans l’info, c’est la fête nationale et le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées. Cette année, c’est la coalition des volontaires qui ouvre la parade.
Défilé militaire du 14 juillet, répétition 2026 © Hans Lucas / Carine SchmittCe n’est pas la première fois qu’une unité étrangère est mise à l’honneur. On peut se rappeler de l’Inde en 2023. La spécificité, cette fois-ci, c’est que le défilé mettra en avant non pas un, mais bien les trente-cinq pays de la coalition.
Une alliance européenne pour l’Ukraine
La coalition des volontaires pour l’Ukraine a été créée en février 2025, à l’initiative de la France et du Royaume-Uni. Les deux pays fondateurs ont réuni 35 États qui souhaitent participer à l’effort de guerre ukrainien. Jean-Baptiste Noé, historien et rédacteur en chef de la revue Conflit, précise que cette alliance se construit sur un pari d’avenir : « L’idée est de sécuriser l’Ukraine pour éviter une nouvelle guerre par la suite et, notamment, de sécuriser les zones où il y a eu des conflits. Donc, depuis février 2025, il y a ces discussions pour planifier, prévoir, préparer. »
Ce défilé s'ancre dans les défis d'aujourd'hui, dans les enjeux de la guerre actuelle.
Près de 500 soldats des États membres de la coalition ouvriront le défilé, mais également des engins et des avions militaires. L’objectif, selon l’historien, est de montrer aux yeux du monde le leadership européen. « Au-delà des divergences qu'il peut y avoir ici ou là, il y a malgré tout une entente. Et ça montre aussi que ce défilé du 14 Juillet, ce n'est pas un attachement au passé. Ce défilé s'ancre dans les défis d'aujourd'hui, dans les enjeux de la guerre actuelle. »
Un soutien en dehors de l’OTAN
Le défilé conclut une séquence géopolitique plus large. Lundi 13 juillet, dans l’après-midi, s’est tenu à Paris un sommet de la coalition des volontaires pour l’Ukraine. Volodymyr Zelensky était présent. Avec les États membres, il a fait le point sur la guerre, sans oublier de réitérer leur soutien à l’Ukraine. « Il s'agit véritablement de coordonner l'effort des Européens, à la fois en prêts et en dons financiers, mais aussi en besoins matériels. Et puis, encore une fois, de préparer l'après, c'est-à-dire une fois que la guerre sera terminée », ajoute Jean-Baptiste Noé.
Il s'agit véritablement de coordonner l'effort des Européens, à la fois en prêts et en dons financiers, mais aussi en besoins matériels.
Les États-Unis, eux, sont les grands absents de cette coalition. Le rédacteur en chef de la revue Conflit rappelle que cette coalition est née durant une période de tension entre l’Ukraine et les États-Unis. Une bonne manière pour les Européens d’exister en dehors de l’OTAN. « L'OTAN ne disparaît pas, il reste présent, mais là, on est sur une mission très ponctuelle, très précise. Et d'ailleurs, les États-Unis ne sont pas intégrés directement dans cette coalition des volontaires. Donc, c'est vraiment quelque chose qui est fait par les Européens pour régler un problème européen. »
Pour déployer son action, la coalition des volontaires attend désormais la fin de la guerre. Ses principales missions seront ensuite de protéger l’Ukraine d’une reprise du conflit et de travailler au désarmement du pays.


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