Lapte : des enfants en situation de handicap découvrent le hand-fauteuil
Depuis septembre, une initiative permet aux enfants en situation de handicap de découvrir plusieurs sports. Ça s’appelle handi’jeunes. Après le tir, l’handi-boxe ou l’handi-basket, ils viennent de découvrir le hand-fauteuil.
À l’image d’Éliott, les enfants découvrent le hand-fauteuil au gymnase de Lapte dans le cadre du dispositif handi’jeunes. ©RCF Haute-Loire Ils sont une dizaine d’enfants, issus de deux structures différentes, à découvrir le hand-fauteuil le temps d’une après-midi au gymnase de Lapte. L’équipement est prêté gratuitement par la commune. La séance est encadrée et dirigée par Lisa, en alternance au HSBY, l’Handball Sucs Beaux-Yssingeaux. Selon elle, l’enjeu reste d’apprendre aux enfants “à manipuler le fauteuil, avancer, reculer, aller sur un côté et apprendre à jouer collectif”. La plupart des enfants se déplacent debout au quotidien. Mais leur handicap les oblige à pratiquer un sport assis.
Pendant deux heures, ils réalisent plusieurs exercices de slaloms entre des plots, des tirs ou des passes. Noah est ravi. “Ça fait du bien parce que j’apprends des sports que je ne pensais même pas qu’ils existaient”. C’est d’ailleurs tout l’enjeu : montrer à ses enfants qu’ils peuvent pratiquer une activité physique. L’idée est de leur faire découvrir plusieurs sports pour les pousser à s’inscrire dans un club dès la rentrée prochaines.
De vrais bienfaits sur les enfants
Ce concept s’appelle handi’jeune, c’est une initiative mise en place par l’Association handisport du Puy-en-Velay. Depuis le début de l’année, les enfants ont pratiqué du tir sportif à Beaulieu, du tir à l’Arc à Lapte, du basket-fauteuil avec les Aigles ou encore de l’handi-boxe. À chaque fois, il s’agit de deux ou trois séances de découverte. Le dispositif plaît et apporte son lot de bienfaits au quotidien. “La motricité des enfants progresse, ça les aide à se fixer des objectifs” explique Mathieu Zoffoli, éducateur spécialisé.
Les séances durent deux heures, un effort important pour les jeunes. “Mais ça les aide à apprendre à gérer la fatigue” poursuit l’éducateur. Autre bienfait, très important, la socialisation. “Vu que les enfants viennent de deux structures différentes, ils ne se connaissent pas en début d’année et commencent à échanger entre eux”.
Ce moment de découverte d’une pratique sportive permet aussi aux grands-parents de voir les petits-enfants. Brigitte est venue voir sa petite-fille Lilou. “Elle est très dégourdie, je suis contente, elle fait beaucoup de progrès”. Après l’handi-fauteuil, les enfants devraient faire plusieurs séances de tennis avec le club de Coubon dans les prochaines semaines.
Pour en savoir plus sur ce dispositif, Mélia Carcenac, chargée de développement au sein de l'Association Handisport du Puy-en-Velay était dans l'Écho Sportif de Haute-Loire ! Interview à réécouter ici.
