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L'ABBE BERNARD VAN VYNCKT:"Corona... pus d'on an d' laîds momints"
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L'ABBE BERNARD VAN VYNCKT:"Corona... pus d'on an d' laîds momints"

RCF Namur,  -  Modifié le 18 mai 2021
Emission spéciale RCF Sud Belgique L'ABBE BERNARD VAN VYNCKT:"Corona... pus d'on an d' laîds momints"
Plus d'un an de crise sanitaire. La science est-elle toute puissante ? On peut s'interroger.

VOICI LA TRADUCTION

Après un an de coronavirus...
Ces jours-ci, il y a plus d'un an que nous subissons la crise du Coronavirus, qui vient perturber notre vie, nos relations aux nôtres et à nos amis. A partir du mois de juin, avec les nouvelles règles annoncées, nous commencerons à voir la fin du tunnel et nous entreverrons des jours meilleurs et plus paisibles. Les politiques nous promettent que, bien vite, les règles seront dépassées et la plupart des belges vaccinés. Ne sont-ils pas des prometteurs de beaux jours ? Ne promettent-ils pas plus de beure que de fromage, nous dit un proverbe wallon ? Autant dire, beaucoup de vent et peu de pluie !
Les scientifiques n'osent s'aventurer au-delà du mois de juin. Ils ne sont pas rassurés par ce qui s'est passé, deux fois, dans le bois de la Cambre, à Bruxelles, ainsi que lors des rassemblements de jeunes à Liège et un peu partout dans le pays. Ils pensent, eux, que le virus pourrait bien revenir en force et perturber nos plus beaux projets. Qui faut-il croire ?
A la toute première page de son dernier livre, le jésuite français Paul Valadier, reconnu pour un bon analyste de notre société, reprend la pensée du scientifique Raspail. Sur sa statue, en plein de cœur de Paris, il est écrit : "À la science, hors de laquelle, il n'est que folie ! À la science, unique religion de l'avenir, son plus fervent et désintéressé croyant !" Nous comprenons ce que signifie aujourd'hui une telle déclaration ! Allez raconter cela à nos ministres... ! Entre nous, qui croit encore à une telle déclaration ? Nous venons de contempler que, même entre eux, les meilleurs médecins de notre pays sont incapables de se mettre d'accord et nous préciser ce qu'il y a lieu de faire afin d'échapper au virus. Et je ne parle pas de ceux qui sont contre le vaccin et qui pensent, comme Maggy De Block, en son temps, que ce n'est qu'une petite grippe. Alors, qui oserait encore dire qu'il n'y a que la science qui compte, tout en réduisant à rien ce que nous ancêtres croyaient ou ce que dit la sagesse des grand penseurs d'hier et d'aujourd'hui ?
Nos parents et grands-parents n'ont jamais vécu comme nous, dans ce que nous appelons le progrès, évidemment. Est-ce une bonne raison de renier ce dont nous avons besoin et qui fait de nous des hommes, des femmes, des jeunes, pleinement humains ? Tout ce qui nous donne d'être des personnes joyeuses, heureuses de goûter à ce qui est bon et beau ; heureuses de chanter le bonheur de nous retrouver ensemble ?
Dans la revue flamande Knack, un journaliste rapporte que, chaque année, il y a plus de 1 500 personnes qui meurent d'une erreur médicale. Que dire de tous les autres qui, leur vie entière, en subissent les conséquences ? Sans oublier de tenir compte de leur famille, si souvent désespérée de ce qui est arrivé. Faut-il cacher cette réalité à tout prix ? Pourquoi ne pas révéler la vérité ? Sur ce sujet, pas de réponse définitive.
Même si un âne ne trébuche jamais deux fois sur le même caillou (proverbe wallon), d'où vient que l'on n'en parle que très peu ? A partir d'une fable de La Fontaine, Joseph Houziaux de Celles (près de Dinant) a écrit :
Avec leurs beaux messages,
les puissants sont toujours des maîtres pour mâter
les petites gens en les flattant et leur échauffant le cerveau,
En fin de compte, on s'entremêle (n'y comprenant plus rien)
on les oublie et les laisse de côté.
Pourtant, ne soyons aussi lourds qu'un bourrique !
Même s'il ne faut spéculer sur l'œuf, qui est dans le cul d'une poule, vivons d'espoir, parce que nous sommes, sans doute, au terme de cette crise.
Alors, je vous l'ai promis, ce jour-là, je me ferai un plaisir d'offrir à tous mes amis - à mes amis, seulement - une bonne bière d'abbaye... un petit médicament, comme aime le dire Pierrot Lazard. Un (une) Orval, quoi ! J'insiste, seulement à ceux qui sont mes amis, car, depuis Crupet, je n'ai plus suffisamment d'argent afin d'organiser une fête... de tous les diables ! D'ailleurs, je ne suis ni Crésus, ni ne joue au Lotto car je serais bien trop souvent couyonné... comme au couyon ! Vous comprenez ce que je veux dite !
 

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